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Bonjour à tous,
Ci-dessous un extrait du "grand livre de la traction avant" d’Olivier de Serres, édition de 1984.
Quelqu’un peut-il expliquer l’effondrement de la production des tractions en 1935 par rapport à 1934 ? Sauf erreur, 18.111 en 35 contre 27.958 en 34. Puis 30.400 en 36, malgré les mouvements sociaux.
Ces chiffres sont-ils incomplets, ont-ils été reconduits dans les éditions suivantes de "la Bible", ou il aurait-il une coquille ?
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D'après les divers articles lus un peu partout, le démarrage de la vente des tractions a été fulgurant, mais la faillite et dépôt de bilan, la reprise de la société par Michelin, et les fréquentes pannes des premiers exemplaires ont fait baisser la production à tel point qu'il a fallu que CITROEN se remette à fabriquer des propulsions (Rosalie à moteur MI 9 et 11) pour les gens qui ne croyaient pas à cette voiture révolutionnaire mais mal préparée à la grande série
Michel, Toulouse, "Est possédé - à nouveau- par une Rosengart LR539".
"Je ne suis pas un ancien de 82 ans... Je suis un jeune de 20 ans, avec 62 années d'expérience et j'ai abandonné l'idée d'être pris au sérieux. Les années n'apportent pas la sagesse, juste la vieillesse."
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Le liquidateur de Citroën, avant de relancer la production, c'est-à-dire l'achat de matières et paiement des salaires fait tout pour que la société rembourse ses dettes, d'abord à l'Etat, aux ouvriers, aux fournisseurs (plusieurs millions de francs). Il y aura en 1935 un gel des créances (ou concordat) car à un moment il faut bien apurer la situation.
En cas de coup dur, Citroën avait l'habitude de demander de l'aide à son réseau d'amis, ses concessionnaires (tous prospères grâce à lui depuis les années 20), c'est-à-dire des avances sur les commandes de ses voitures ce qui constituait un apport de capitaux frais pour l'usine-mère. Sauf que les voitures commandées courant et fin 1934 ne sont pas arrivées très vite du fait de la liquidation (chômage technique en décembre-janvier). D'où ici aussi une absence de trésorerie, rien à acheter et rien à vendre. Possible aussi que certaines concessions aient fermé ce qui fait quelques points de vente en moins (mais à vérifier, là je planche sur autre chose que j'espère inédit et préfère ne (plus) pas intervenir sur d'autres sujets de ce forum qui, bref).
Cette période de relatif flottement a permis à Michelin de revoir de fond en comble la 7 ce qui explique les modifications apparues en avril 1935 que j'ai énumérées dans mon ouvrage. S'il y a pu avoir ventes supplémentaires de Rosalie, je crois surtout à une question de stock à écouler. Pour info des 7A ont encore été vendues fin 1935.
Fin 1934 d'autres sociétés font faillite : des banques, Delage, Donnet (usines rachetées par SIMCA), Mathis doit s'associer à Ford, etc.
Pour la "re" production de Rosalies, il y a eu cessation de fabrication à la sortie de la traction 7, mais une demande par la suite d'une partie de la clientèle et donc une remise en chantier de propulsions avec le moteur MI
Je ne pense pas me tromper, car -dès début 1934- il y avait eu cessation des Rosalie à essieu avant rigide pour mettre des roues avant indépendantes, et à la reprise de fabrication des propulsions MI Citroën-Michelin est revenu à l'essieu rigide à l'avant. Ce n'était donc pas un écoulement des stocks, mais bien une reprise de fabrication due en partie à la mauvaise renommée des premières tractions (bris de cardans, fissures sur les coques et _peut-être- trop de modernité (modernisme) pour les conducteurs de l'époque.
Michel, Toulouse, "Est possédé - à nouveau- par une Rosengart LR539".
"Je ne suis pas un ancien de 82 ans... Je suis un jeune de 20 ans, avec 62 années d'expérience et j'ai abandonné l'idée d'être pris au sérieux. Les années n'apportent pas la sagesse, juste la vieillesse."
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Oui Michel, d'après l'usine (et Sabatès) : Rosalie série A d'octobre 32 à mai 1934 et Rosalie série B à roues indépendantes de mai à octobre 1934. Il n'y en a certainement pas eu beaucoup en 1934. C'est à partir d'octobre que la fabrication s'arrête pour laisser les chaînes aux 7 et aux 11A. Mais... je croyais que l'on parlait de l'année 1935 ? Et alors il faut parler d'autres Rosalies à vocation utilitaire.
De janvier 1935 à février 1938, on annonce 7260 voitures 7UA et 7400 11UA.
Juste pour les moteurs 7CV, si je divise 7260 par 3 ans = 2420 voitures en 1935 contre 14000 ex. de 7C pour un prix équivalent 19.000F. Conclusion, la 7UA ne fait pas concurrence à la 7C.
S'il y a eu remplacement, c'est sur les moteurs 11CV (moitié de 11UA contre 4035 11AL + 11A) à prix équivalent.
Enfin les UA de 1935 sont nées en novembre 1934 donc décidées par André Citroën pour accompagner en utilitaire sa gamme à traction avant... avant la sortie de la Commerciale 11C en 1938. A ce moment-là les Rosalie UA disparaissent.
Etonnante Rosalie 7UA qui est en fait une Rosalie 10... à moteur 9.
Ah bien bravo Michel, tu obliges Jérôme à ré-intervenir ici !!
Pourtant ici, c'est bien GMT ??
Pascal - du Nord (59) - 7C et 11 BL de 1938
http://www.flickr.com/photos/traction_avant/ -
http://camac.forumactif.fr/t2691-tracti … terminable
Ne jugez pas les gens pour ce qu'ils ont, mais pour ce qu'ils sont.
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Mais les 7 et 11UA n'étaient pas en réalité des utilitaires,
Elles étaient équipées comme les berlines, conduites intérieures et familiales, avec malle extérieures et certaines seulement avec hayon à l'arrière
Les seules différences avec les précédentes à moteur latéral était -bien sur- le moteur MI, ainsi que l'essieu avant redevenu rigide (beaucoup d'ennuis avec l'amortisseur Houdaille à double sortie faisant office de triangle supérieur sur les voitures à roues avant indépendantes) et les pare chocs droits alors que sur les NH les pare chocs étaient en "moustache".
Bien sur on ne peut pas comparer le nombre de fabrication de l'une (traction avant) et l'autre (7/11 UA)
Je crois qu'en fait on ne se contredit pas, Jérôme !!!!! 
Michel, Toulouse, "Est possédé - à nouveau- par une Rosengart LR539".
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Merci pour vos réponses, qui m'ont conduit à revoir l'historique de fin de la "Rosalie". Pierre Dumont dans son ouvrage"Quai de Javel...) confirme l'arrêt/reprise de production de celle-ci, avec une explication assez proche de ce qui a été dit plus haut.

Il fallait bien les solides qualités de la traction pour qu'elle puisse connaître le succès après de telsdébuts. Les voitures mal nées ont souvent été un échec commercial même après leur amélioration. Voir par exemple la Frégate.
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ou la Edsel ……………………………..
Michel, Toulouse, "Est possédé - à nouveau- par une Rosengart LR539".
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