
Vous n'êtes pas identifié(e).
En plus il faut être un peu "polis son" comme notre ami Michel pour faire l’école de police 
Jean-Michel roule en C4G mfp Familiale 1932 -Traction 15-six E.T de 1950
-Région de Toulouse
Je suis né sans le demander et je vais mourir sans le vouloir alors laissez moi vivre comme je l'entend.
Hors ligne
Certes, mais c'était moi le formateur . C'est pour ça que j'avais des muscles d'acier !!!
Michel, Toulouse, "Est possédé - à nouveau- par une Rosengart LR539".
"Je ne suis pas un ancien de 82 ans... Je suis un jeune de 20 ans, avec 62 années d'expérience et j'ai abandonné l'idée d'être pris au sérieux. Les années n'apportent pas la sagesse, juste la vieillesse."
Hors ligne
TIRCENO a écrit :Madamemoulin a écrit :j'envisage sérieusement de déménager dans l'Oise depuis ce dimanche...peut être le rachat des anciens ateliers de l'E.N.P. de Creil mais motus à Nadine (JN)
Jacques ! si tu veux des plans... un bon plan je parle
la cour de récréation est prévue !!
hum !!! merci pour ce plan que je connaissais pas
donc la forge/estampage pour les vilebrequins, la fonderie pour les blocs et les culasses, la tôlerie pour les pièces de carrosseries, les électriciens pour les faisceaux électriques, l'usinages et l'outillage bien sur....le bureau des travaux pour les plans...nos épouses à la sellerie....on relance une production confidentielle de Trac et quelques HY pour nos camping cars .... les anciens Citroën Gilles comme directeur de production et Pierre pour le marketing, Titauto aux essais /rodage .....mais on arrête les délires du genre Maserati...hélicoptère...moteur rotatif...on dit rien à Psa on relance Citron dans l'esprit du patron (Jérome C. comme consultant ?)...(JN)Notre siège social à Précy sur Oise
https://s26.postimg.cc/ru8y4vwv9/Pr_cy_sur_oise_3.jpgLa voiture du Patron sur le parking de chez Aldo en face Brissonneau et lotz
https://s26.postimg.cc/eme5poopx/Amilcar_4.jpgtiens c'est deja sur le web par un certain Marc Nadaux!!!!
https://crdp.ac-amiens.fr/idp/ecole-nat … -creil-60/voila notre future usine...(y a toujours le rond du puits artésien on l'on faisait laver les pieds aux grouillaux dans l'eau qui sortait gelée !!!)
https://s26.postimg.cc/f49b5jeat/Creil_ … ournay.pnghttps://s26.postimg.cc/4swycvmlh/5000p.jpg
https://s26.postimg.cc/p2u9s0nqd/Creil_-_ENP_4.jpg
https://s26.postimg.cc/xz51vyecl/Creil_-_ENP_5.jpg
https://s26.postimg.cc/60aw53cpx/Creil_-_ENP_14.jpg
https://s26.postimg.cc/3yf04l44l/Creil_-_ENP_15.jpg
ah l ENP , chez ALDO , que de souvenirs et dire Jacques que nous aurions pu nous connaître las bas ..
amities tractionnistes
Gilles de l oise / 11 B 1953 / coupé Opel Commodore GS 1969 /Mercedes 230E 1979 pour Madame
je ne suis plus seul dans ce monde cruel
Hors ligne
gil11b a écrit :..................ah l ENP , chez ALDO , que de souvenirs et dire Jacques que nous aurions pu nous connaître las bas ..
Ben non j'allais pas chez Aldo moi !!!!!
confidence...chez Aldo y avait trop de profs !!!!!!
à plusieurs quand nous avions atelier nous restions en bleu et on allait boire un ballon de rouge au bar de la marine après le pont Y apres l'usine à zinc à 3 cheminées de 55m "la Vieille Montagne"
il portait bien son nom ce bar (je viens de regarder sur google maps tout est rasé) il était coincé entre la route et l'Oise..les mariniers accostaient derrière,entraient derrière le comptoir...buvait un coup et repartaient....
maintenant on ne sert plus que du coca sans sucre au jeunes !!! (JN)
J'ai pas souvent traîné dans ce coin, gamin, j'accompagnais mon père dans une grande cour d'usine, il y prenait des matériaux déclassés.
Mais bon de ce que vous parlez c'est bien plus vieux. !! 
Certains ont peur du vide, moi , vu le prix de l'essence, j'ai plutôt peur du plein !
R2, Beauvais/Grenoble
11bl 1949 - 11A limousine 1935 - type H 1977 - Peugeot série 01-02-03-04
Hors ligne
TIRCENO a écrit :..................ah l ENP , chez ALDO , que de souvenirs et dire Jacques que nous aurions pu nous connaître las bas .
Ben non j'allais pas chez Aldo moi !!!!!....................................J'ai pas souvent traîné dans ce coin, gamin, j'accompagnais mon père dans une grande cour d'usine, il y prenait des matériaux déclassés.
Mais bon de ce que vous parlez c'est bien plus vieux. !!Tu sais pas le plaisir que tu me fais la...j'ai aucune trace de cela.....oui j'ai 71 ans t'en as 44...je suis arrivé à Creil en septembre 64 à cette époque les 3 cheminées tiraient jour et nuit...tiens dans le cul de sac derrière cette usine il y avant Soménor-Yoder qui fabriquait des machines de profilage de la tole..;quand le ministre d'époque voulait aligner les Enp sur les Lycées techniques nous avons distribué des tracs pour défendre notre école bien sur en uniforme.... moi j'étais de service chez Soménor vers 13 h à la sortie de l'équipe ...une Ds noire s'est arrêté à mon niveau ;;;le conducteur a coupé le contact pris mon trac et l'a lu.....il s'est présenté en temps que directeur de l'usine....il m'a donné entièrement raison dans ma démarche;...et m'a démontré que le nivellement par le bas était en marche et m'a incité après m'avoir demandé le métier de mon Père qui était ouvrier à travailler et à réussir .....ce que j'ai fait..;je n'ai plus jamais distribué de tracs mais je n'ai jamais oublié cette DS noire (JN)

le type à la DS, le patron, logeait surement quai d'Amont comme le patron de la vieille montagne.
https://inventaire.hautsdefrance.fr/ill … 78fabfcf5a
En fouinant un peu sur le net, on arrive à trouver quelques clichés d'époque.
la dernière fois que j'ai trainé par là c'était y'a deux trois ans : visite de la clouterie Rivière.
je me doute que c'était toute une époque, l'activité dans cette zone était importante. Bien heureux de t'avoir fait plaisir. 
Certains ont peur du vide, moi , vu le prix de l'essence, j'ai plutôt peur du plein !
R2, Beauvais/Grenoble
11bl 1949 - 11A limousine 1935 - type H 1977 - Peugeot série 01-02-03-04
Hors ligne
Pas loin était une usine fort réputée ; Les Etablissements Brissoneau repris par le géant Chausson
J'ai écrit un petit texte sur l'histoire Chausson-Brissoneau paru dans un N) de Citroscopie. Bonne lecture si cela vous intéresse.! HISTORIQUE DE LA SOCIETE CHAUSSON
L’origine 1903-1907
En 1907, Monsieur Gaston Chausson implante à Asnières-sur-Seine un modeste atelier de chaudronnerie et crée avec son frère, Jules Chausson, les Etablissements CHAUSSON FRERES qui, en 1924, deviendront la Société Anonyme des Usines Chausson.
Lorsque Gaston et Jules Chausson ouvrent leur petit atelier, rue Malakoff à Asnières, les clients potentiels ne manquent pas dans les communes voisines
ADER, AUGE,CHAMP ROBERT, CLEMENT-BAYARD, DORE, HOTCHKISS , de DION, CHENARD & WALCKER, DARRACQ, RENAULT, La MINERVE , CORRE.
Le seul risque que courent Gaston & Jules Chausson, c’est la concurrence, De très nombreux artisans fournissent les constructeurs. Pour se placer CHAUSSON devra faire mieux et plus vite que les autres.
Très vite Chausson s’impose par la qualité de ses radiateurs « Nid d’abeille » ou « Tube et Ailettes, de ses réservoirs et tubulures d’admission ou échappement
Le choix d’une implantation à Asnières était particulièrement judicieux puisque à proximité d’une très importante clientèle potentielle, mais aussi parce qu’à l’époque Asnières n’était qu’un gros bourg, où de nombreux terrains étaient disponibles et à prix relativement bas.
Le secteur de la rue Malakoff où s’installèrent les frères Chausson, faisait partie de l’ancienne « Folie » de la Princesse PALATINE.
L’essor 1907-1924 des Etablissements CHAUSSON FRERES
Production 1907-1908-1909 ………………….84 000 radiateurs entre 1907 et 1918
1920…………………..25 000 radiateurs auto & avion
1924…………………..80 000 « « «
Dès 1908, CHAUSSON s’impose comme un des meilleurs fabricants de radiateurs, Intransigeants sur la qualité de leurs produits et sur la promptitude des livraisons, exigeant une réalisation immédiate des prototypes, les Frères Chausson savent, en outre, dès l’origine, s’entourer de collaborateurs et d’ouvriers dévoués et compétents. Ils donnèrent à la « Maison » un esprit que l’on qualifierait de paternaliste.
Les radiateurs sont du type « Nid d’abeilles » ou « Tubes & ailettes. »
Les carrosseries sont, soit des Torpédos, soit des Coupés, rarement des conduites intérieures et sont le plus souvent réalisées par des carrossiers spécialisés : LETOURNEUR et MARCHAND, KELLNER,…
Les Etablissements CHAUSSON, deviennent les fournisseurs attitrés de PEUGEOT, MATHIS, DELAGE, etc..
Les agrandissements des ateliers primitifs permettent l’implantation de presses et par conséquent la fabrication de boîtes à eau de formes complexes (BRASIER), de calandre et de silencieux durables.
C’est en cette année 1908 que la première voiture à moteur culbuté et suralimenté fit son apparition sur les circuits de compétition.
C’est également en 1908 que CHAUSSON livre aux ateliers de Louis Blériot quelques réservoirs en laiton. Il est probable que l’un d’eux équipa le BLERIOT IX qui traversa la Manche l’année suivante.
En 1913, la réputation des « Radiateurs CHAUSSON » a dépassé les frontières nationales.
Goux sur une 5 litres PEUGEOT, gagne les 500 milles d’Indianapolis avec des pointes de 170km/h, les Américains sont surpris.
Autre nouveauté étudiée par le service de recherche ; Suite à une demande de Marc Birkigt d’HISPANO-SUIZA , il sera produit un radiateur pour le moteur 12 cylindres en V qui doit équiper l’avion « SPAD » CHAUSSON conçoit et réalise un radiateur autour de l’axe de l’hélice réduisant ainsi au maximum la surface frontale et la trainée évitant ainsi aussi un refroidissement trop important en altitude.
L’APRES GUERRE
La guerre est passée par-là, et si le grand cirque a démonté ses tentes et si les glorieuses ailes de l’escadrille des Cigognes figurent sur le sigle CHAUSSON, il faut prévoir l’après-guerre.
Peu avant, CHAUSSON avait eu des relations avec un jeune Polytechnicien, André CITROËN, qui participa très activement à la reconversion des Usines MORS en « Ateliers de munitions ».
Dès 1919, celui-ci conçoit le projet de réaliser une voiture de prix relativement bas, construite suivant les méthodes FORD. Il fait appel à CHAUSSON pour étudier le refroidissement moteur.
Disposant d’une partie des Usines MORS André CITROËN, installe ses chaînes pour la fabrication en série d’une Torpédo 7HP qui connaît immédiatement un grand succès. Parallèlement, CHAUSSON, implante un atelier de chromage des calandres et modifie ses ateliers en vue de la production en « grande série » du radiateur de la 7 HP CITROËN.
Ce sera le début d’une longue collaboration ;
CHAUSSON fournira à CITROËN la totalité des radiateurs et calandres des 7HP, 5CV Trèfle, B2, B14, ; C4, C6, Rosalie 8, 11, & 15 CV. Tractions 7, 11, 15, ID, & DS, 2CV, SM,
Sans parler des camions, et cars C6G, P32, P45, T55 etc. etc.……
Une publicité de 1923 mentionne que, depuis leur origine, les Etablissements CHAUSSON Frères ont produit 400 000 radiateurs et que la production annuelle est de 80 000. Cette même plaquette donne la liste de 40 clients qui sont les principaux constructeurs français de l’époque. N’y figure pas RENAULT, qui suivant la politique de Louis Renault, fabrique ses radiateurs comme il fabrique ses pneus, ses huiles, ses freins, et autres équipements.
UNIC et PANHARD se fournissent chez un concurrent. WILLEME ne sera jamais client, par contre HOTCHKISS est mentionné, bien que cette marque soit le principal client de MOREUX.
CHAUSSON ET ANDRE CITROËN 1922-1924
Chausson toujours à la demande d’André CITROËN étudie avec l’ingénieur KEGRESSE , le refroidissement de véhicule semi-chenille destiné au Sahara et à l’armée.
CHAUSSON lance sur le marché des radiateurs à faisceaux multiples démontables type AVIOS qui équiperont les B2 KEGRESSE de la Croisière Noire, les C6 de la Croisière Jaune (Groupe Chine)
En 1924 sur DELAGE équipée d’un radiateur CHAUSSON, THOMAS porte à Arpajon le record du monde de vitesse à 234 km/h.
Il faudra 6 ans pour que l’industrie de guerre se reconvertisse en Industrie de Paix.
En cette année plus de 175 constructeurs sont recensés, 45 d’entre eux « bricolent » autour du moteur BALLOT, SCAP, RUBY ou CHAPUIS DORNIER des véhicules à 2 places d’un prix relativement modique et d’un confort relatif. Ils auront disparu pour la plupart avant la crise de 1929.
SENECHAL (construit par CHENARD et WALCKER) se maintiendra en raison de son caractère sportif, ainsi que BEDELIA (transmission par courroie), DARMONT et surtout SALMSON qui, soutenu par ses moteurs d’avions « sorties » dès 1927, de véritables voitures.
Dans les années 1950 , on pouvait encore rencontrer dans les rues d’Asnières deux ou trois survivants de ces cycle cars : une DARMONT, une MONOTRACE (sorte de moto carénée avec des petites roues stabilisatrices relevables et une M.S (voiturette 2 places en tandem).
Les jeunes ménages d’après-guerre, prenant de l’âge et ayant souvent des enfants, abandonnent ces cycle cars et voiturettes pour un véhicule plus sérieux : CITROEN 5 CV, Trèfle ou B2, RENAULT NN ou KJ , Amilcar, Benjamin (4 cylindres culbutés de 750 cm3) ou cette curieuse « quadrilette » PEUGEOT au train arrière étriqué (sans différentiel).
Pour une clientèle plus fortunée, plusieurs constructeurs proposent des voitures de 10 à 16 CV conduites intérieures, Cabriolets ou Coupés : BERLIET, CHENARD et WALCKER, UNIC, PANHARD, HOTCHKISS, DELAGE, DALAYAYE, Roland PILAIN, BALLOT, Léon BOLLEE, LA LICORNE, BIGAN, BRASIER, CUTTIN DESGOUTTES, pour ne citer que les principaux qui répondent très largement au besoin du marché.
Tandis que FARMAN, VOISIN, FONCK, OMEGA SIX, LORRAINE-DIETRICH, BUGATTI et surtout HISPANO-SUIZA fabriquent des voitures prestigieuses.
Parmi tous ces constructeurs, CITROEN et RENAULT tiennent les deux premières places suivis par PEUGEOT dont la « Quadrilette » n’a pas le succès de la Trèfle et dont les 6 cylindres, 18 CV sans soupapes, connaîtront de graves vicissitudes. PEUGEOT sera sauvé par la sortie de la 201 (roues AV indépendantes), en 1929.
MATHIS tiendra longtemps la 4éme place (75 voitures par jour en 1924) suivi par CHENARD & WALCKER, UNIC, etc.…
Les carrosseries sont « charronnées » et habillées de tôle formés à la main. 1925 verra apparaître un nouveau type de conduite intérieure réalisée en simili cuir (carrosserie WEYMANN) qui sera très répandus : elle est insonorisée, légère mais fragile, d’où la nécessité de pare-chocs efficaces. Après une première tentative sur la B12, CITROEN lancera au Salon de 1924 la B14 conduite intérieure « tout acier ».
Prévoyant, dès la fin des hostilités, un bouleversement dans la mode de vie des français, Messieurs Gaston et Jules estiment qu’au moment où leurs établissements connaissent des problèmes financiers, ils doivent investir pour faire face aux développements des industries aéronautiques et automobiles qui leurs apparaissent comme une certitude inéluctable.
En 1924, ils modifient les statues des établissements CHAUSSON Frères qui deviennent la Sociétés Anonymes des Usines CHAUSSON.
Vu de l’intérieur, hors de ce changement de raison sociale, il ne se passe rien chez CHAUSON entre 1924 et 1929. Simplement que les Frères CHAUSSON ont pris le virage et ils sont armés pour répondre aux quelques 100 clients ayant chacun 5 modèles de voitures, donc de radiateurs, qui sont renouvelés tous les ans.
Rares seront les voitures qui sortiront plus de 3 ans de suite (TREFLE CITROËN) ;
LA CRISE 1929 - 1940
1929, la crise économique. L’automobile est particulièrement touchée. Après l’activité intense de l’Après-Guerre, subitement, l’argent manque. Le marché paraît saturé : les acheteurs potentiels ont presque tous une voiture, les constructeurs n’osent pas envisager la «voiture populaire », ni les tracteurs agricoles bon marché, donc en grande série. Ils sont peu armés pour exporter.
Les cadences baissent, des usines ferment, d’autres n’honorent plus les factures.
CHAUSSON ressent durement la crise.
Par rapport à ses concurrents, CHAUSSON a deux atouts : CITROEN, dont les C4 et les C6 se vendent bien, non seulement en France mais dans les Colonies et qui, de plus, a des perspectives d’équipements des divisions motorisées de l’armée (version c6 Kégresse).
Malgré tout, ce rachat de concurrents en période de crise fait peur aux banques. Les Frères CHAUSSON connaissent des soucis financiers et sont obligés de rechercher une participation bancaire majoritaire. Cette situation fut aggravée par la faillite de leur principal client : CITROEN, dont l’affaire passa sous le contrôle de MICHELIN.
CITROEN s’impose à la première place. Sa Rosalie II bat le record des 100 000 km sans révision le 14 avril 1931. Mais André CITROËN a un projet en tête, il fait étudier une voiture révolutionnaire, sans boîte de vitesses, sans châssis, surbaissée, sans ressorts à lames et traction AV. Les outillages de la carrosserie seront réalisés aux USA par plusieurs outilleurs, mais la transmission par coupleur Sensaud de Lavaud, essayée sur des Rosalie et divers prototypes, n’avait conduit qu’à des échecs. CITROEN s’entêtait. Son Ingénieur Brull hurlait « l’huile bout à la moindre côte » et pourtant, il fallut l’abandonner.
On réalisa à Javel, en quelques mois, une boîte à 3 vitesses à verrouillage et a traction AV 7 CV sortit de chaîne. Elle fut vendue au prix de 14 700 F pour prix de revient de 5 900 F.
Les concessionnaires voulaient un prix de 2 000 F à 3 000 F plus élevé mais CITROEN, acculé à la faillite, tenait à un succès commercial.
Avant sa ruine, CITROËN aura le temps de demander à l’Ingénieur BOULLANGER : « faites-moi une voiture qui soit un parapluie sur 4 roues », 50 ans plus tard, la « Sautillante », « le vilain petit canard », la « 2 pattes », sortait toujours des Usines CITROËN.
CHAUSSON, qui voit une réduction de la taille des radiateurs du fait de la circulation forcée par pompe à eau et s’inquiète de certains prototypes de moteurs refroidis à l’air, développe ses moyens d’emboutissage. Après avoir racheté, en 1932, la licence des Malles « Coquille » qui équipent de nombreuses voitures de série : CITROEN, PEUGEOT, MATHIS, ROSENGART, etc.… Les Frères CHAUSSON reçoivent la visite de Monsieur FORD qui expose son problème :
FORD voudrait lancer sur le marché européen une 8 cylindres version allégée et plus économique que le modèle qui a séduit l’Amérique ;
La France, sera choisie, mais il faut à Ford un spécialiste de l’emboutissage qui ne soit pas un grand constructeur et un fabricant de moteur qui soit capable de réaliser un 8 cylindre en V ne consomme pas 25 litres aux 100 km.
Les négociations seront laborieuses mais aboutiront :
- à la conclusion d’un accord de licence CHAUSSON/BUDD pour la fabrication de carrosseries tout acier,
- à la reprise par CHAUSSON des usines CHENARD & WALCKER et disposera ainsi d’une partie des usines CHENARD pour emboutir et assembler des carrosseries FORD et CHENARD.
- en attendant la mise en place d’une chaîne de fabrication à Gennevilliers. Les premières carrosseries V8 seront réalisées dans l’usine de Meudon.
- MATHIS réalisera le moteur V8 à partir de ses blocs 4 cylindres EMY 4 ; assurera l fabrication des organes mécaniques et la finition de la voiture.
LesV8 MATFORD seront fabriquées à partir de 1936 JUSQU4EN 1940 et après la guerre, reprendront jusqu’en 1948.
En 1938, CHAUSSON transpose sa technique e carrosserie auto portante en « caisse poutre » et réalise les premières camionnettes cabines avancées « CHENARD & WALCKER ».
1940 – 1945 : LA GUERRE
Durant la période 1940/1944, la plupart des usines sont réquisitionnées par les Allemands et en particulier celles d’automobiles.
La production destinée à la population est nulle.
L’essence, d’abord très rationnée à quelques rares privilégiés, ne sera bientôt plus distribuée. Tous ceux qui ont besoin d’utiliser un véhicule : camionneurs, transporteurs de voyageurs, etc.…, transforment leur camion ou voiture pour marcher en gazogène.
La RATP dotera ses TN4 et TN6 d’un énorme surélevé formant réservoir de gaz d’éclairage , basse pression. On verra également circuler quelques voitures électriques (La licorne, Milde Krieger).
Les Usines CHAUSSON sont occupées, les autorités d’occupation ont imposé un inspecteur contrôleur, Monsieur VON GUILLAUME (Ingénieur de BEHR)
CHAUSSON ne fut pas bombardé, sans doute parce qu’à l’intérieur de l’usine un réseau de résistance travaillait sans conscience à réduire le rendement.
Le fils de Monsieur Gaston, Pierre CHAUSSON, avait pris la tête de la société, c’était un homme dynamique et ambitieux pour sa firme, passionné de vitesse, sa BUGATTI avait, avant la guerre, fait l’admiration de bien des Asnièrois.
Il fit étudier en secret une nouvelle camionnette, caisse poutre Traction AV, capable d’être équipée de plusieurs moteurs et d’ une carrosserie de grande capacité.
Après l’occupation de la zone libre (fin 1942) CHAUSSON embauchera toute une équipe de spécialistes de la carrosserie provenant des bureaux d’études CITROËN.
A la libération de Paris, Pierre CHAUSSON dispose d’un potentiel industriel intact.
1944 – 1960 : UNE PUISSANCE INDUSTRIELLE
Radiateurs production 1945 100 000
1959 1 346 767 dont 612 000 radiateurs de chauffage voiture.
Carrosseries 1945 9 000 environ
1959 120 000
auxquelles il faut ajouter les
Unités Dauphine (4 ailes et 2 capots) 440 000
Cars 1945 400 environ
Cars et autobus 1959 1 100
Réfrigérateurs 1959 18 500
Les alliés, lors de la libération, trouveront les usines CHAUSSON capables de répondre très rapidement aux besoins de maintenance du matériel des armées : fournitures de radiateurs Jeep, Dodge, GMG et autres White, Sherman.
Après la capitulation de l’Allemagne, Pierre CHAUSSON a réorganisé peu à peu les divers services des usines et fort peu de changements interviendront jusqu’en 1960.
CHAUSSON a repris les fabrications de carrosseries V8 pour FORD France. Quelques industriels tenteront d’imposer des solutions nouvelles ; de ROVIN, MOCHET, GREGOIRE, DURIEZ, etc. etc. et n’auront qu’une vie éphémère.
CITROÊN, BERLIET, RENAULT, livreront aux transporteurs quelques cars et leur production se développera très lentement. On verra apparaître pendant quelques temps sur ce marché des cars ISOBLOC (moteur V8 FORD), MILLION-GUILLET (2 moteurs 402).
En 1946, les investissements de CHAUSSON sont considérables et en dehors des cars dont la chaîne va produire près de 500 véhicules dans l’année, les productions restent faibles et une nouvelle fois la société diversifiera ses fabrications, chauffe-eau (BERNARD), glacières (Glacières de Paris) et quantités de réservoirs pour divers usages.
FORD France envisage de confier à CHAUSSON la carrosserie de sa nouvelle « Vedette ».
CHAUSSON fournit tous les radiateurs des véhicules produits en France, sauf RENAULT, UNIC, WILLEME et quelques rares groupes de refroidissement produits à l’unité.
Les clients se « battent » pour obtenir un car, les cadences augmentent moins vite que la demande des clients. Pierre CHAUSSON a négocié la reprise d’une usine « La Lorraine » à Argenteuil, en vue d’y installer la finition des cars et la distribution se fera par l’ancien réseau CHENARD & WALCKER
LE CAR CHAUSSON
A l’Armistice, il n’existe pas de moyen de locomotion pour relier les communes aux cantons. Les sociétés de cars utilisent des véhicules rescapés de la guerre : C6G1, P ;32, CITROÊN, RENAULT ZN ou antérieur, ISOBLOC, BERLIET, transformés au gazogène, glaces souvent remplacées par du contreplaqué.
Lorsque le car CHAUSSON paraît, à l’un des premiers salon de l’après-guerre, plusieurs transporteurs se présentèrent portefeuille en main pour acheter « cash » les deux cars présentés qui étaient cependant déjà vendus.
Le premier modèle de car, malgré sa porte latérale battante, son moteur PANHARD 80CV (officiel) sous alimenté au gazo, monté sur métal blanc, et sa vie brève (40 000km maximum) permettait de comprimer 130 à 150 voyageurs à l’intérieur et 2 tonnes de bagages sur le toit. La calandre de ces cars ne portait pas le sigle CHAUSSON, mais celui de P.L. (PANHARD & LEVASSOR).
Il était prévu que le car CHAUSSON pourrait être équipé de plusieurs types de moteurs et que le changement d’un moteur ou sa réparation ne devait pas entraîner une longue immobilisation du véhicule. Equipé à l’origine de moteur gazogène PANHARD, il reçu par la suite un six cylindres essence HOTCHKISS, des SOMUA, des PANHARD, et HISPANO-SUIZA diesels. Certains modèles furent exportés sans moteurs et motorisés sur place avec des LEYLAND.
LE DEPARTEMENT CARROSSERIE
L’ensemble des usines de Gennevilliers comportait, juste après la guerre, une chaîne camionnette CHENARD & WALCKER, une chaîne cars , une chaîne carrosserie FORD et un atelier de charronnage produisant des cabines de camion.
En 1948, la chaîne de carrosserie FORD V8 est remplacée par une nouvelle ligne de montage pour la production des Vedettes FORD France, dont la production de 1948 à 1954 atteindra 105 700 exemplaires Cette ligne sera à son tour modifiée pour la fabrication des Versailles et Marly De 1954 à 1958 ; 160 000 exemplaires seront construits.
La carrosserie Versailles, après la reprise par FORD par SIMCA, deviendra l’Ariane, dont 80 000 exemplaires furent livrés de 1957 à 1960. Les outillages, réalisés par CHAUSSON, étaient encore en bon état après avoir fabriqué ces 240 000 voitures et furent transférées en
Amérique du Sud.
En 1952, PANHARD consulte CHAUSSON pour la réalisation d’une carrosserie en aluminium très légère d’une berline 4 places 4 portes.
En 1953, la DYNA alu sort de chaîne. De 1953 à 1960, 179 021 Dyna alu, mixte et acier , furent fournies à Ivry.
Vers 1949, PEUGEOT propose à CHAUSSON de fournir des moteurs de 202 pour équiper la camionnette CHENARD. Un accord intervint. La camionnette serait diffusée par le réseau PEUGEOT sous cette marque. On l’équipa d’une nouvelle calandre, d’un moteur 202 puis 203, puis 403, elle fut construite à plus de 72 000 exemplaires avant d’être remplacée par le J7 en 1965.
CHAUSSON ET RENAULT
Pour sa part, RENAULT fit appel à CHAUSSON, pour reprendre la fabrication des JUVA 4 afin de libérer ses usines en vue de la réalisation en grande série de la 4CV. De 1950 à 1960 il sera fourni à RENAULT 115 178 caisses en blanc de fourgonnettes Juva 4.
RENAULT, confia également à CHAUSSON la réalisation des carrosseries « Colorale » il fut créé en parallèle une ligne de production permettant de réaliser sur une même chaîne les différents types 4X4, Prairie, etc. ;
De 1950 à 1956, Chausson livra à RENAULT 39 158 caisses de Colorale . Cette chaîne fut modifiée pour produire les « Domaine », dont 17 056 exemplaires furent construites de 1956 à 1960. En 1958, CHAUSSON reprit pour 2 ans la fabrication des carrosserie « Frégate » (6 958 exemplaires)
Mais si les dispositions remarquables avaient été prises pour gagner de la place et du temps pour pouvoir augmenter le potentiel de production ; Il fallait imaginer de nouveaux procédé de fabrication pour ré^pondre à une demande de RENAULT : Fournir 2000 jeux d’ailes et capots par jour pour la nouvelle Dauphine.
L’implantation de la chaîne des Units de la Dauphine était remarquable et permettait de produire 2 200 jeux (ailes, et capots V et AR par jour. De 1955 à 1960, plus d’un million d’Units furent livrés à Flins (au total, 2 079 033 Units). Il n’existait pas de stock, celui-ci étant constitué par la ronde permanente des semi-remorques entre Gennevilliers et Flins
Dans un but expérimental, CHAUSSON réalisa également entre 1955 et 1957, une trentaine de carrosseries en plastiques armés pour la société EPAF (Deutch 1 Bonnet).
Les services d’étude participèrent, en 1951/12952, à la réalisation de la rame rapide sur pneumatique mise en service sur Paris-Srasbourg par la SNCF.
En 1953 apparaissent les premiers dispositifs de chauffage montés en série sur les véhicules (on pouvait déjà avant guerre faire monter des dispositifs de chauffage sur certaines voitures et, en particulier, sur les 302 et 402 PEUGEOT).
CHAUSSON en étroite collaboration avec DUCELLIER, réalise les premiers équipements de chauffage (PEUGEOT 203), et les deux société étudient un système spécial pour la Dauphine.
D’autre part, en raison des variations du cours du cuivre, les services de recherches envisagent la fabrication de radiateurs en aluminium. Après plusieurs années, ces recherches conduisirent à la mise au point d’un radiateur d’huile en aluminium brasé qui équipera les 2CV CITROËN, en remplacement, du radiateur de fabrication classique. Cette technologie se développera lentement d’abord sur des voitures de compétition (radiateurs d’eau et d’huile) et pour les dispositifs de chauffage, avant de se généraliser dans les années 1975.
CHAUSSON a acquis dans les années 1958/1960 une puissance industrielle plaçant cette société dans les premiers rangs de l’industrie automobile mondiale, mais les perspectives d’avenir sont sombres. En France, les ventes de cars et d’autobus ne sont plus qu’un marché de renouvellement. Les exportations se heurtent à la concurrence et le nombre toujours croissant des diverses versions entraîne des coûts de production de plus en plus élevés.
Certains constructeurs semblent s’inquiéter de la puissance de CHAUSSON.
Une négociation est engagée avec la SAVIEM , celle-ci aboutira à la cession de l’activité « cars » et le transfert des fabrications correspondantes s’étalera sur près de 4 ans.
L’ACTIVITE CARROSSERIE
En 1960, le marché intérieur de l’automobile s’achemine lentement vers la saturation et l’on peut considérer que celle-ci coïncidera avec l’arrêt de la production de la Dauphine en 1968 et avec les mêmes événements de la même année.
André CHAUSSON est conscient de cette évolution et orientera les fabrications vers de nouvelles prestations aux constructeurs ; Réalisations de véhicules de moyenne : camionnette PEUGEOT J7 CITROËN SM de 1940 à 1975, camionnette Estafette R4 RENAULT(à partir de 1962) tandis que les fabrications de la DYNA PANHARD 129 446 exemplaires de 1960 à 1964 vont en régression et seront remplacées par les CT24 en 1963 pour s’arrêter en en 1967. La chaîne des Floride et Caravelle sera supprimée en 1968 (117 485 cabriolets et coach construits).
CHAUSSON livrera à SIMCA jusqu’en 1963 des carrosseries Ariane et fournira aux constructeurs un grand nombre d’Units et de pièces : Units de la DS et de la 2CV CITROËN, pavillon à EORD Allemagne, traverses de suspension et carters à PEUGEOT. Ailes R8, R10, R16, et R4 à RENAULT. Pots d’échappement et planchers à SAAB.
Après les difficultés de la société BRISSONNEAU et LOTZ, Chausson reprendra l’usine de Creil qui de 1968 à 1973 assurera la finition de 103 680 coupés OPEL GT, dont l’emboutissage et l’assemblage sont réalisés à Gennevilliers. L’usine de Creil sera également chargée de la finition et montage des organes mécaniques des Estafettes et fourgonnettes R4, puis des coupés et cabriolets 204, 304, et 104 PEUGEOT. En 1974 une nouvelle chaîne de peinture tôlerie et garnissage fournira à PEUGEOT les utilitaires 404.
LA FIN DE LA S .U.C. LES ANNEES SOMBRES
1979 Cession de CHAUSSON CARROSSERIE à RENAULT
1982 Premier plan social de 1040 emplois
nouveau plan social 1315 suppressions d’emplois
Après plusieurs plans sociaux suite à une restructuration du capital (RENAULT-PEUGEOT) 1984) la vente du thermique à la société VALEO, la filialisation de la division Ingénierie Carrosserie Automobile (DICA) en trois société les déséquilibres s’installent.
S’en suivent les fermetures de l’Usine de Meudon, en 1989, de l’Usine H de Gennevilliers
1990 Cessation de l’activité J9 et C35 véhicules industriels suivra une diminution constante des contrats avec l’armée, la S.U.C. a réalisé la liquidation de l’activité CHENARD & WALCKER (Atelier mécanique) et inévitablement une cessation de paiement s’en suivra un nouveau plan social en 1993 et 1994.
Redressement judiciaire
A la date du 10 septembre 1993 la société Anonyme des Usines CHAUSSON a déclaré la cessation de ses paiements au Greffe du tribunal de commerce de Nanterre.
PHILIPPS Pierre
EURO SM CLUB
Remerciements à :
Charlotte Sombreffe (Euro SM Club), Marc Roelandt (SM Club Belges) pour leurs corrections, traductions et leurs aides précieuses.
A Jean Paul Baugue ancien des Etablissements Brissonneau et Lotz de Creil Président des « Amis de la voiture Ancienne » (Précy sur Oise)
Les Relations internes des Etablissements Chausson.
Jean Nicolas chargé des relations entre la Société Citroën et les Etablissements Chausson

Dernière modification par TRACBAR60 (09-09-2017 18:04:47)
Détiens; TRACBAR 11BL 1951 / CITROËN SM 1971 / CORVETTE GREENWOOD 1978 / ZX Break 1997/La Reine Claude LRC539
Classé: "Oisif de l'Oise" (60) Écoles Buissonnières sur les plages de Sète (34)
Devise: Il faut vivre chaque jour comme une vie,voir plus..!!
Hors ligne
Ben voila que nous avons un écrivain Samarien!
Olivier de S.... méfies toi , notre Pierre est redoutable!

Dernière modification par titeauto (09-09-2017 20:21:00)
Michel SAMARIEN de 1947 (Somme)! ANDRESS: une 11 BL 54 -une 5HP 1925 baptisée ANETH en 2023- Une Caravelle R1131 1962 - Un Solex S3800- Un Bichon
http://www.dailymotion.com/video/xjh8nj … ction_auto
Hors ligne
Voila un texte que je conserve Pierre...
Pour ma part j'ai vécu Floride et Caravelle...les 4L Parisiennes et aussi le boucan infernal des camions qui amenaient les caisses des R4 camionnettes déjà munies de leur ouvrants
J'ai eu l'occasion aussi d'y voir les premiers protos des R16 rouler dans la cour....je me rappelle qu'il n'y avait pas encore le contre-embouti autour de la vitre de hayon ce qui les rendait particulièrement moches.
une extension de l'école de l'autre coté du pont Y avec passage piéton sous le pont pour les cours théoriques surtout au second étage en faisait un superbe observatoire de la cour et les math n'intéressaient que la prof!!!je regrette de n'avoir pas connu les Opel !!!!
le principal bénéfice de cette proximité de l'industrie était que les profs principaux venaient de Panhard, Marinoni et Brissonnaux pour ma part..
Chez Philips en tolerie j'ai eu un agent de maitrise qui avait démarré sa carrière chez Brissoneaux comme soudeur à la pince ..il racontait que les points craquaient quand ils marchaient dans la caisse des Floride...la multiplication des points de soudure faisait que ça tenait quand même !!! (JN)
On parle souvent de maintenir un certain patrimoine Ce que nous essayons de faire avec notre passion envers les Tractions (Et autres) mais ce qui se perd le plus et chaque jour c'est la mémoire des actifs de cette époque et là peu s'en soucis.!! J'ai réussi tout de même à interviewer quelques anciens qui ont marqué l'histoire de l'automobile et chaque fois qu'un ancien nous quitte je regrette de ne pas avoir eu le temps de l'écouter et transmettre son témoignage.
J'ai pu rencontrer quelques uns qui fire une partie de l'Histoire Citroën:
Jacques Wolgensinger, André Costa, André Picquet, Alain Gonzalès,Yves Dubernard,Michel Parrot, François Monath, André Morizot, Marlène Cotton, Jean Huygues Despointes, Régis Gromik, Robert Opron, andré Estaque, etc etc.!
Dernière modification par TRACBAR60 (09-09-2017 20:35:25)
Détiens; TRACBAR 11BL 1951 / CITROËN SM 1971 / CORVETTE GREENWOOD 1978 / ZX Break 1997/La Reine Claude LRC539
Classé: "Oisif de l'Oise" (60) Écoles Buissonnières sur les plages de Sète (34)
Devise: Il faut vivre chaque jour comme une vie,voir plus..!!
Hors ligne
Merci pour cet historique.
De chausson je me rappelle les alignements interminables de 404 et 504 bâchées puis des Renault trafic sur les parkings.
Mon grand-père avait reçu en cadeau de chez Brissonneau, une caravelle, qu'il n'a jamais été chercher !!
Je me renseigne de l'histoire exacte.
Certains ont peur du vide, moi , vu le prix de l'essence, j'ai plutôt peur du plein !
R2, Beauvais/Grenoble
11bl 1949 - 11A limousine 1935 - type H 1977 - Peugeot série 01-02-03-04
Hors ligne
Merci pour cet historique.
De chausson je me rappelle les alignements interminables de 404 et 504 bâchées puis des Renault trafic sur les parkings.
Mon grand-père avait reçu en cadeau de chez Brissonneau, une caravelle, qu'il n'a jamais été chercher !!
Je me renseigne de l'histoire exacte.
J'ai quelques belles photos mais .... Il faudrait plus de temps

Arrivée des dernières Caisses de SM venant de chez CHAUSSON sur le site d'Aulnay Elles furent stockées au fond d'un hangar puis écrasées par le bulldozer d'un sous-traitant qui faisait les chemins d'accès et qui vit sa petite retraite à Méru et roule en Alpine A310
Le premier proto d'emboutissage (N°0) termina sa carrière dans un champs de betterave en Seine et Marne.!!! J'ai pu faire un article sur le sujet "UNE SM DANS UN CHAMPS DE BETTERAVE" Citroscopie n.?
Détiens; TRACBAR 11BL 1951 / CITROËN SM 1971 / CORVETTE GREENWOOD 1978 / ZX Break 1997/La Reine Claude LRC539
Classé: "Oisif de l'Oise" (60) Écoles Buissonnières sur les plages de Sète (34)
Devise: Il faut vivre chaque jour comme une vie,voir plus..!!
Hors ligne

Elle fut sortie du champs où l'avait jeté les Établissements Chausson par des passionnés qui n'hésitèrent pas à louer un porte char pour sauver la belle de l'abandon
Citroën évidemment n'ayant pas les moyens de racheter cette pièce qui fait partie de l'histoire automobile.!
Dernière modification par TRACBAR60 (09-09-2017 20:52:45)
Détiens; TRACBAR 11BL 1951 / CITROËN SM 1971 / CORVETTE GREENWOOD 1978 / ZX Break 1997/La Reine Claude LRC539
Classé: "Oisif de l'Oise" (60) Écoles Buissonnières sur les plages de Sète (34)
Devise: Il faut vivre chaque jour comme une vie,voir plus..!!
Hors ligne
L’AVENTURE SM
UNE CITROEN SM DANS UN CHAMP DE BETTERAVES
Une annonce laconique parue dans LVA (La Vie de l’Auto) interpella tous les passionnés de l’histoire et de l’aventure liée à la Citroën SM ;
« Des éléments très particuliers de carrosserie de SM » étaient disponibles en région parisienne. Le sol de la Seine et Marne, bien connu pour ses exploitations de céréales, de cultures betteravières, voire de pétrole, venait de nous faire remonter une découverte non pas mérovingienne, encore moins paléolithique, mais une icône de l’industrie automobile française, à savoir une « Citroën SM »
Tout commença pour deux frères exploitants agricoles par une inspection matinale coutumière de leurs terres situées aux alentours de la petite bourgade de Monthyon.
Jean et Daniel étant (fort heureusement) passionnés de véhicules anciens, d’autochenilles et autres engins agricoles, ils furent tout étonnés de voir là, gisant au sol, à peine éparpillés les éléments de carrosserie d’un véhicule futuriste.
Sans peine ils reconnurent les volumes et les formes de celle qui défrayait la presse automobile depuis un an, la Citroën SM ! Bien évidemment en tant que passionné, ils voulurent immédiatement recueillir et sauver l’ensemble de la composition anachronique.
UN PORTE-CHAR POUR UNE SM
Cet ensemble démembré, gisant au sol, cette carrosserie déstructurée, il fallait la sauver et vite. La chose ne fut pourtant pas facile ; En effet ces éléments de tôle qui s’avérèrent être à première vue en acier peint, prenaient par endroit des reflets de plâtre. Mais, voulant extraire un des éléments du bourbier, ils furent confrontés à un sérieux problème. Il ne s’agissait pas là de tôle, ni de plâtre, mais d’une structure en acier sur laquelle une résine avait été appliquée.
Des éléments d’une « Citroën SM » en résine gisaient donc là depuis peu de temps ; La SM avait été présentée au salon de Genève en Suisse il y a quelques mois seulement et la presse spécialisée ne parlait que d’elle. Et un des éléments de l’histoire de la Belle du quai de Javel attendait là, par ce froid hivernal en ce mois de décembre 1972.
Heureusement la passion, la curiosité et l’attrait de la trouvaille encouragèrent nos deux frères découvreurs à employer les grands moyens.
Et des grands moyens en tant que grands exploitants agricoles ils en avaient ! « C’est bien le diable si le gros tracteur n’en vient pas à bout ! »
Eh ! bien non, le gros tracteur et même le très gros tracteur n’en vint pas à bout. Il fallait emprunter une grue et trouver un porte-char pour sauver la « Belle »
L’aventure prenait une tournure gigantesque et les moyens devaient suivre.
Il fallait rapidement libérer le porte-char de son lourd fardeau et hâtivement trouver un châssis pouvant supporter ces tonnes extirpées de la boue ! Un châssis en fonte de fer équipé d’essieux de wagons de chemin de fer fut acheminé auprès de l’encombrante mourante. Il fut décidé qu’elle rejoindrait les granges, non loin des engins agricoles de l’exploitation de la ferme. Là, elle resta à l’abri pendant plus de quarante ans, rejointe quelques années plus tard par une autre SM (de série celle-ci) qui attendra elle aussi, quelques dizaines d’années un éventuel repreneur, cette poussiéreuse « Verte des tropiques » n’affichant à son compteur que dix huit mille kilomètres ! Nul doute que ces deux là eurent beaucoup de choses à se raconter.
SUC/SM & DEPOTS INDUSTRIELS.
En fait l’explication de cette trouvaille s´explique par un apport régulier dans une zone proche des terres de nos Gentlemen’s Farmer de divers dépôts industriels. La SUC (Société des Usines Chausson) venait régulièrement déposer et abandonner des éléments d’emboutissage composants les fabrications des véhicules à carrosser. Pourtant seuls des éléments d’emboutissage de véhicules « SM » furent trouvés sur les lieux. Ceci est bien à l’image de ce véhicule si singulier, toujours empreint de paradoxe et de mystère au fur et à mesure que l’on étudie son histoire.
Oui la Citroën SM est bien un véhicule à part !
Ci-après quelques points déclinants certaines particularités propres à ce véhicule hors du commun.
Ainsi savez vous que le circuit hydraulique équipant les SM dans les pays nordiques (Canada, Norvège, Suède…) était habillé d’une « pellicule », sorte de revêtement « Téflon », et que cette opération était réalisée par les « résidents » de la prison de Fresnes en banlieue parisienne ; que les vitrines (rampes de protection des phares) étaient mises en forme (emboutie à chaud) par la Société SOVIS à la Ferté sous Jouarre. Eux-mêmes sous-traitants de la Société CIBIE et spécialistes de réalisation de hublot de sous-marins ! Et savez-vous encore que ce petit enjoliveur aux chevrons collé sur le volant était doré par des « bonnes sœurs » dans un couvent en Belgique ?
Ou que les roues résines fabriquées par « MICHELIN » découlaient d’un brevet détenu par la NASA (Étude pour l’ULM jeep lunaire) !? Et autres encore bizarreries certainement à découvrir …
Et, aujourd’hui, voilà qu´on retrouve l’étude de la caisse d’emboutissage du sous-traitant « Chausson » dans un champ de betteraves non loin du village d’Euro Disney !
Cette SM a réellement une histoire à rebondissements permanents et c’est toujours avec étonnement et surprise qu’elle nous délivre d´une année à l’autre les périples extraordinaires de sa jeunesse et de sa carrière, si courte fut-elle.
VISITE DE LA GRANGE
Il était nécessaire d’en savoir plus, sur le partenariat entre Citroën et les Établissements Chausson . Un rare contact, mais indispensable devait être concrétisé en la personne de Jean Nicolas*. Mais, avant de contacter ce partenaire privilégié de la vie de la SM, je devais appeler les auteurs de l’annonce et me rendre sur les lieux, au plus vite. Invité à visiter la grange, je notai immédiatement que ces éléments avaient servi à réaliser les moules d’emboutissage, plus exactement les « flancs & outils » permettant la mise en forme des éléments de carrosserie. Et il est vrai qu’il n’y avait pas grand intérêt une fois les outils réalisés, à garder cette imposante matrice-étalon dans les hangars des « Établissements Chausson » situés à Creil dans l’Oise, lieu de stockage des maquettes.
Il s’agissait bien là de pièces en résine estampillée Chausson. La caisse SM était complète. Chacun des éléments était répertorié et possédait un numéro référence embouti sur une plaque d’alu.
Ces médailles d’aluminium avaient été soigneusement martelées.
Elles étaient apposées sur chaque élément composant l’ensemble de la carrosserie de la SM, et il y était inscrit les mentions suivantes :
CAISSE EN BLANC
D2 172800 145
ASSEMBLAGE AU OHBE .
UNE MATRICE SM - MAQUETTE DE REFERENCE
Je me trouvais donc devant cette SM en résine renforcée, montée sur un châssis de wagonnet. La masse de l’ensemble de la caisse faisait rendre la SM de série stationnée à côté d’elle beaucoup plus petite, plus réservée. En dépit de son peu de kilométrage et son parfait état, la « Vert des Tropiques »* n’était pas la vedette du jour.
Voulant se séparer de ce lourd mastodonte, nos hôtes proposent donc à la vente leur découverte, d’où cette petite annonce passée dans LVA.
Le conservatoire Citroën fut contacté, mais c’est un musée allemand qui semblerait être le plus intéressé par l’acquisition de cette matrice SM.
Je remerciai mes amis pour l´autorisation de prendre quelques photos et pour leur accueil chaleureux.
PETIT HISTORIQUE DES « ÉTABLISSEMENTS CHAUSSON »
Détiens; TRACBAR 11BL 1951 / CITROËN SM 1971 / CORVETTE GREENWOOD 1978 / ZX Break 1997/La Reine Claude LRC539
Classé: "Oisif de l'Oise" (60) Écoles Buissonnières sur les plages de Sète (34)
Devise: Il faut vivre chaque jour comme une vie,voir plus..!!
Hors ligne
Bon j'ai pas cor lu la prose mais merci d'avance.
J'ai appelé le charcutier et je sais maintenant que mon grand père, ingénieur TPE, avait comme ami le directeur de chez Brissoneau. La fameuse caravelle lui était offerte dans le cadre d'une étude pour l'usine et pour lui rendre service.
Il se pourrait aussi que mon grand père soit un des ingénieurs qui avaient pensé le pont Y. Un oncle de chez la Colas devrait pouvoir m'en dire plus.
En gros, si c'est le cas, Gilles et Jacques (:rolleyes: ça fait un peu film moins de 18 ans
) pouvaient se payer la poudre d'escampette par le pont grâce au grand père !!!!!!!!!
Certains ont peur du vide, moi , vu le prix de l'essence, j'ai plutôt peur du plein !
R2, Beauvais/Grenoble
11bl 1949 - 11A limousine 1935 - type H 1977 - Peugeot série 01-02-03-04
Hors ligne
Bon j'ai pas cor lu la prose mais merci d'avance.
J'ai appelé le charcutier et je sais maintenant que mon grand père, ingénieur TPE, avait comme ami le directeur de chez Brissoneau. La fameuse caravelle lui était offerte dans le cadre d'une étude pour l'usine et pour lui rendre service.
Il se pourrait aussi que mon grand père soit un des ingénieurs qui avaient pensé le pont Y. Un oncle de chez la Colas devrait pouvoir m'en dire plus.
En gros, si c'est le cas, Gilles et Jacques (:rolleyes: ça fait un peu film moins de 18 ans
) pouvaient se payer la poudre d'escampette par le pont grâce au grand père !!!!!!!!!
Il faut toujours aller voir son charcutier pour les choses importantes
JAMBIER, 45 RUE POLIVEAU, JE VEUX 3000FRS!!
Détiens; TRACBAR 11BL 1951 / CITROËN SM 1971 / CORVETTE GREENWOOD 1978 / ZX Break 1997/La Reine Claude LRC539
Classé: "Oisif de l'Oise" (60) Écoles Buissonnières sur les plages de Sète (34)
Devise: Il faut vivre chaque jour comme une vie,voir plus..!!
Hors ligne
TIRCENO a écrit :Bon j'ai pas cor lu la prose mais merci d'avance.
J'ai appelé le charcutier et je sais maintenant que mon grand père, ingénieur TPE, avait comme ami le directeur de chez Brissoneau. La fameuse caravelle lui était offerte dans le cadre d'une étude pour l'usine et pour lui rendre service.
Il se pourrait aussi que mon grand père soit un des ingénieurs qui avaient pensé le pont Y. Un oncle de chez la Colas devrait pouvoir m'en dire plus.
En gros, si c'est le cas, Gilles et Jacques (:rolleyes: ça fait un peu film moins de 18 ans
) pouvaient se payer la poudre d'escampette par le pont grâce au grand père !!!!!!!!!
il faut quand même imaginer l'environnement propice aux études........!!!!
un grand pont en Y qui surplombe le tout, au fond la Vieille Montagne qui crache sa fumée grise de zinc et Soménor, en face Brissoneaux, au milieu cette ancienne usine de la fin du 19 ième transformée en ENP ou l'on trouvait à la forge un pilon à vapeur et un pilon à planche parmi la noria des marteaux pilons, une cinquantaine de tours divers, 2 raboteuses (liné et GSP)une aléseuse plusieurs tours automatiques, une machine à pointer et une GSP à tailler les engrenages , rectifieuse planes et cylindriques, un atelier de fraisage (Gambin et Huron surtout), une fonderie avec 2 cubilots (fonte et Alu) avec une coulée par semaine,tolerie et estampage, atelier de modelage et d'outillage, ou par exemple nous brasions nous meme nos pastilles carbures !!!! à coté Daydé....le constructeur du pont canal de Briare et de la tour d'Eiffel entre autres avec ses grands hangars en plancher ou était tracé tous les éléments à l'échelle 1, et au milieu de tout cela le triage de la gare de Creil/Montataire;..avec ses locos à vapeur !!!ajoutons y le passage assourdissant des Saviem avec les caisses de R4 , less dortoirs dans le hauts des batiments ou l'on touchait les fermes en sheed et ou il y faisait très froid ...300 lits par chambres espacés de 60 cm ....
mais surtout une salle de cinéma interne à l'école ou des entreprises comme Renault venaient présenter leurs usines et pré-embauchaient dès Mars la dernière année de formation si réussite à l'examen de juin .....l'ENP c'était pas une usine à chômeurs.....(JN)
Cela me rappelle Javel en 69 Je venais d'avoir 18ans (Dalida l'a chanté dans une de ses chansons.!) Le bruit, la fumée, la crasse les vibrassions des ponts élévateurs, les vapeurs, les poussières, les chefs d'équipe, la cantine etc etc J'ai toujours mon couteau qui me fut donné lors de mon premier jour avec les chevrons gravés.!
Détiens; TRACBAR 11BL 1951 / CITROËN SM 1971 / CORVETTE GREENWOOD 1978 / ZX Break 1997/La Reine Claude LRC539
Classé: "Oisif de l'Oise" (60) Écoles Buissonnières sur les plages de Sète (34)
Devise: Il faut vivre chaque jour comme une vie,voir plus..!!
Hors ligne
Madamemoulin a écrit :TIRCENO a écrit :Bon j'ai pas cor lu la prose mais merci d'avance.
J'ai appelé le charcutier et je sais maintenant que mon grand père, ingénieur TPE, avait comme ami le directeur de chez Brissoneau. La fameuse caravelle lui était offerte dans le cadre d'une étude pour l'usine et pour lui rendre service.
Il se pourrait aussi que mon grand père soit un des ingénieurs qui avaient pensé le pont Y. Un oncle de chez la Colas devrait pouvoir m'en dire plus.
En gros, si c'est le cas, Gilles et Jacques (:rolleyes: ça fait un peu film moins de 18 ans
) pouvaient se payer la poudre d'escampette par le pont grâce au grand père !!!!!!!!!
il faut quand même imaginer l'environnement propice aux études........!!!!
un grand pont en Y qui surplombe le tout, au fond la Vieille Montagne qui crache sa fumée grise de zinc et Soménor, en face Brissoneaux, au milieu cette ancienne usine de la fin du 19 ième transformée en ENP ou l'on trouvait à la forge un pilon à vapeur et un pilon à planche parmi la noria des marteaux pilons, une cinquantaine de tours divers, 2 raboteuses (liné et GSP)une aléseuse plusieurs tours automatiques, une machine à pointer et une GSP à tailler les engrenages , rectifieuse planes et cylindriques, un atelier de fraisage (Gambin et Huron surtout), une fonderie avec 2 cubilots (fonte et Alu) avec une coulée par semaine,tolerie et estampage, atelier de modelage et d'outillage, ou par exemple nous brasions nous meme nos pastilles carbures !!!! à coté Daydé....le constructeur du pont canal de Briare et de la tour d'Eiffel entre autres avec ses grands hangars en plancher ou était tracé tous les éléments à l'échelle 1, et au milieu de tout cela le triage de la gare de Creil/Montataire;..avec ses locos à vapeur !!!ajoutons y le passage assourdissant des Saviem avec les caisses de R4 , less dortoirs dans le hauts des batiments ou l'on touchait les fermes en sheed et ou il y faisait très froid ...300 lits par chambres espacés de 60 cm ....
mais surtout une salle de cinéma interne à l'école ou des entreprises comme Renault venaient présenter leurs usines et pré-embauchaient dès Mars la dernière année de formation si réussite à l'examen de juin .....l'ENP c'était pas une usine à chômeurs.....(JN)Cela me rappelle Javel en 69 Je venais d'avoir 18ans (Dalida l'a chanté dans une de ses chansons.!) Le bruit, la fumée, la crasse les vibrassions des ponts élévateurs, les vapeurs, les poussières, les chefs d'équipe, la cantine etc etc J'ai toujours mon couteau qui me fut donné lors de mon premier jour avec les chevrons gravés.!
La belle époque quoi ! Celle de la France des 30 glorieuses.
Des milliers d'ouvriers bosseurs, qui musette à l'épaule garnie du casse dalle ( et d'où qui venait le pâté hein d'où qui venait de chez le charcutier) partaient bosser en bus, à pieds, à vélo sur cet énorme bassin d'emploi. Tu quittais un patron et en traversant la rue, tu retravaillais, tu n'avais pas de boulot, tu en trouvait dans la mâtiné.
j'aurais aimé connaitre cette fourmilière, helas je ne me souviens que des plans sociaux à répétition : les manifs dans Creil avec les renault trafic tout neuf bariolés et empruntés des chaines pour l'occasion mais surtout de l'invahissement du journal de 20h sur antenne 2 par les ouvriers en colère.
ça fait drole de voir des gens masqués de notre entourage à la télé ! Du haut de mon jeune age, je ne comprenais rien à ce qui se passait.
Trente ans ont passé depuis, l'Oise est devenu d'année en année un territoire dortoir, la gare de creil multiplie chaque année les trains pour Paris, les cités ouvrieres de Montataire,villers, nogent ont été rasée pour laisser place aux immembles classés A cage à bobos.
c'est triste et je comprends votre nostalgie. Une époque quoi !
Pierre a raison, faut mettre ça sur le papier si ce nest pas encore fait !!
Certains ont peur du vide, moi , vu le prix de l'essence, j'ai plutôt peur du plein !
R2, Beauvais/Grenoble
11bl 1949 - 11A limousine 1935 - type H 1977 - Peugeot série 01-02-03-04
Hors ligne