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Bonjour à toutes et tous...
En 1981 j'ai demandé à Mr Cassoulet qui avait un garage près d'Aix en Provence, spécialisé dans la restauration de Traction Avant Citroën et dans la transformation de Berline en Cabriolet, de me fabriquer une Traction Cabriolet Hi-Boy Hot-Rod pour mes magazines Chromes&Flammes.
J'ai vendu cette voiture en 1985 à Cannes.

Je la cherche actuellement pour la racheter et la placer dans ma collection de voitures hors normes.
Bienvenue dans mes sites gratuit www.GatsbyOnline.com et www.ChromesFlammes.com
Patrice (Quelqu'un)
Pour me contacter : sw253640@swing.be
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Dernière modification par Quelqu'un (17-10-2010 06:16:25)
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Ayo!
Bienvenue Patrice, dans le monde fabuleux du Forum GMT!
Bon, une Traction comme celle-là, c'est pas facile à faire passer à tous les passionés. Mais représentant une partie de ton passé, je comprends que tu veuilles la retrouver! Qui sait si elle existe encore? Ou si un malheureux ne l'a pas refaite à l'origine, toute noire, avec des ailes et des pare chocs...? 
Par curiosité: quelle est le base de départ de ce hot-rod? Une 11bl ou un... vrai cabriolet??? 
Bonne chance dans ta quête! 
Christoph - 71 ans - Saint Hilaire d'Ozilhan (Gard) et Rome (caput mundi) - 11 B 1951
Finalement, finalement, il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adulte (J.Brel)
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Bonjour vous êtes de quel région ???
11 B de 51,11A1936 ,2CV4...
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www.rackkatrac.com
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Par curiosité: quelle est le base de départ de ce hot-rod? Une 11bl ou un... vrai cabriolet???
Bonne chance dans ta quête!
Hi Christoph
Eh bien regarde le 2è lien,
gatsbyonline
et tu verras..... 
Dernière modification par TRAC35 (17-10-2010 10:32:04)
Pascal - du Nord (59) - 7C et 11 BL de 1938
http://www.flickr.com/photos/traction_avant/ -
http://camac.forumactif.fr/t2691-tracti … terminable
Ne jugez pas les gens pour ce qu'ils ont, mais pour ce qu'ils sont.
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Ayo!
Bienvenue Patrice, dans le monde fabuleux du Forum GMT!
Bon, une Traction comme celle-là, c'est pas facile à faire passer à tous les passionés. Mais représentant une partie de ton passé, je comprends que tu veuilles la retrouver! Qui sait si elle existe encore? Ou si un malheureux ne l'a pas refaite à l'origine, toute noire, avec des ailes et des pare chocs...?
Par curiosité: quelle est le base de départ de ce hot-rod? Une 11bl ou un... vrai cabriolet???
Bonne chance dans ta quête!
Il le dit c'était une berline !
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cbaker a écrit :Par curiosité: quelle est le base de départ de ce hot-rod? Une 11bl ou un... vrai cabriolet???
Bonne chance dans ta quête!Hi Christoph
Eh bien regarde le 2è lien,
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et tu verras.....
Danke schön! Je suis encore à moité-endormi!
Mais ouf! Ce n'était pas un cabriolet... 
Là je pars pour la première virée post-accident! 
Christoph - 71 ans - Saint Hilaire d'Ozilhan (Gard) et Rome (caput mundi) - 11 B 1951
Finalement, finalement, il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adulte (J.Brel)
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TRAC35 a écrit :cbaker a écrit :Par curiosité: quelle est le base de départ de ce hot-rod? Une 11bl ou un... vrai cabriolet???
Bonne chance dans ta quête!Hi Christoph
Eh bien regarde le 2è lien,
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et tu verras.....
Danke schön! Je suis encore à moité-endormi!
Mais ouf! Ce n'était pas un cabriolet...
Là je pars pour la première virée post-accident!
Ha c'est bien sa !! Destination ???
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La raison pour laquelle je m'en suis séparé, vient d'un "ras-le-bol" de la mentalité des "customizeurs-franchouillards" de l'époque (début des années '80)... ce que j'ai expliqué dans un des articles accessibles via les liens.
J'ai même re-façonné mon magazine Chromes&Flammes qui est devenu AutoChromes, comportant un autre style de voitures "de loisir".
Sans doute aurais-je du "tenir bon" car le Customizing a continué par la suite dans une meilleure direction, mais je ne regrette rien...
Toujours est-il, que, tirant à l'époque un trait sur le "Custom Franchouillard", j'ai vendu la Traction Hi-Boy Hot-Rod a un ami garagiste de Cannes.
Il y a 30 ans de tout cela.
Comme mon passé me revient maintenant en pleine figure et gloire avec des fleurs sans les pots, et que j'ai toujours quelques Hot-Rods de cette époque dans mon garage, si je retrouvais la Traction Hi-Boy Hot-Rod quel qu'en soit l'état, qu'elle soit à vendre ou non, je serais heureux d'en faire un reportage dans mon site... et si elle serait à vendre, ce ne serait pas plus mal de l'intégrer au milieu de mes autres voitures pour ce qu'elle est à mes yeux : une petite tranche d'histoire.
C'est pas plus et pas moins.
Je n'ai pas le sentiment d'avoir été sacrilège de faire transformer une Berline 11 semi pourrie.
A l'époque elle avait été vedette d'animations pour Citroën qui a même fait réaliser une Visa Pick-up 6 roues, ainsi que co-organisé avec Chromes&Flammes, un concours pour le lancement de la Visa...
En début des années '80 on ne voyait pas les anciennes voitures avec la même vision qu'actuellement.
N'hésitez pas à venir lire mes articles dans la section Automobile de www.GatsbyOnline.com ils sont très déjantés avec un style très particulier.
Amicalement
Patrice (Quelqu'un)
http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?p … 7&cat=auto
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J'étais un fidèle lecteur de Chromes&Flammes, j'avais même le grand autocollant sur ma deuch-traction.
Pascal - du Nord (59) - 7C et 11 BL de 1938
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La grande saga Citroën Traction-Avant Hot-Rod Hi-Boy (1984-1985)...

Le Custom, dont la définition est "personnalisation de masse" et qui correspond à un ensemble commercial de diffusion d’objets et de figures servant à rehausser l’aspect des véhicules (l’idée s’étendra jusqu’aux baskets), est issu du Hot-Rodding, qui n’est pas qu’un sport d'accélération ou un hobby, c’est une culture avec ses styles, ses vêtements, ses langages.
Henri Ford a commercialisé un véhicule bon marché, la Ford T... et en a vendu des millions jusque dans les campagnes.
Ces modèles, s’ils étaient faciles à réparer et à manipuler avaient le désavantage de prendre trop vite la rouille.
On trouvera peu à peu nombre de ces véhicules vendus à des prix dérisoires ou abandonnés.
C’est là qu’on trouve les racines de ce qui sera plus tard appelé le Hot-Rodding, dans la dépression de '29.
Déportés, suite à leur mise en faillite par les propriétaires, les métayers, petits agriculteurs et éleveurs du nord et de l’est se sont vu contraints de prendre la route vers l’ouest, en famille, histoire de louer leurs bras aux récoltes de saisons.
Les véhicules que les métayers avaient comme outils, souvent des Pick-up utilitaires, étaient repris par les propriétaires, les carcasses et parties de moteurs restants étaient récupérées et assemblées pour refaire de nouveaux véhicules.
Certaines pièces manquantes étaient refaites en fonte à partir de pièces de cuisinières fondues dans le sable.
On essayait d’augmenter la puissance du moteur, pour pouvoir tenir la charge et la longue route et ces modifications en entraînaient d’autres.
Parallèlement à la crise qui suivit le crash boursier et qui devait durer a peu près 4 ans, les wobblies (Les affiliés au syndicat I.W.W., Industrial Workers of the World), prirent une importance considérable et avec eux, une conscience sociale grandissante que ces déportés n’étaient pas que des spectateurs et que tout ce langage re-fabriqué dans les années '60 ou fantasmé dans les années '80 et '90 trouve là ses racines, dans cette migration intérieure, sur une route jonchée d’exclus, baignant profond dans la noirceur et la désolation, campés, repoussés, travaillant leur faim sur une route qu’ils savaient ne même pas mener à quelque promesse.

The only thing a drunkard needs
Is a suitcase and a trunk.
The only time he’s satisfied
Is when he’s on a drunk.
Fills his glasses to the brim,
Passes them around
Only pleasure he gets out of life
Is hoboin’ from town to town.
The house of the rising sun, cette chanson folk rendue célèbre par les Animals dont on ne connaît pas bien l’origine et dont le plus vieil enregistrement connu est celui de Tom Clarence Ashley et Gwen Foster, réalisé en 1934, au crépuscule de la dépression, parle de ça, de cette misère qui n’en amène que d’autres, de la poussière, des voyages contraints par la faim, destination le bordel général.
La route passe par le lac salé, l’étape indispensable.
Toute cette tension devait bien être palpable et une partie de cette génération spontanée de garagistes, avec ces trucks retapés, bricolés, plusieurs fois faits et défaits sur le trajet, avec des parties en bois ou des conduites en barbelés, s’arrêtent sur le lac sec et organisent des camps de passages.
Là, commencent à s’organiser des courses et des paris autour de ces voitures refaites.
Née dans une crise économique si profonde qu’elle affecte l’ensemble du monde, cette culture de gens qui portent les bras de chemises troussés jusqu’aux épaules, dust bawl refugee, génération de bidouilleurs folkloriques dont Woodie Guthrie est le héraut, okies miséreux et traine-la-patte... commencent à créer une forme "individuée", autonome, sculpturale de leurs véhicules.
C’est ça qui devient un style : d’un détournement nécessaire de choses récupérées, histoire d’avancer, au folklore que cela génère... et au travers des formes qui s’inventent dans la course, créant une sorte d’expression populaire par la négative, le bolide home made, cette façon d’instrumentaliser l’automobile a vite fait d’intégrer le sens de la liberté débridée, de la vitesse, du souffle et de l’image.
Le Hot-Rod, surtout aux alentours de la seconde guerre, devient un véritable genre qui ne cessera d’évoluer pour devenir un courant important de la contre culture des années '60 et jusque dans les années '80 et sera finalement supplanté par sa commercialisation dans le Custom et le Tuning et ce malgré quelques réfractaires qui persistent dans un mélange pathétique d’élégance et de brutalité à vouloir fabriquer leurs engins avec le moins d’argent possible.
Toute ambiguïté du truc se révèle dans une des formes traditionnelles du Hot-Rod, qui reprend, mieux, qui capitalise... sur cet héritage. et qu’on appelle le Rat-Rod et dont on reconnaît la particularité, aux parties de carrosserie rouillée.
L’aspect extrêmement sculptural de l’engin modifié, qui pouvait bien s’apparenter aux formes bricolées des abris des métayers faits de toiles cirées, de planches trouvées et de panneaux de récupération... et avant que cela ne devienne le commerce de la frime, même si celui-ci ne manque pas d’intérêt, compris comme une histoire intérieure, comme une géographie qui est aussi un espace mental, une conscience du monde, du cosmos (Comme le rappelle Augustin Berque, le sens premier du mot Kosmos est "ordre" et les deux termes romain de "mundus" et grec de "kosmos" ont les 3 sens d’ordre, monde et parure. Parer son corps c’est faire parler le monde et ce que dit le monde enseigne les corps… et il y a un ordre commun aux astres et à la société), ou toute cette migration porte avec elle l’invention d’un espace qui ne se décrit pas en cartes mais en comportements, ou le paysage transpire dans l’homme et dans les machines, ou le récit se fait dans le bricolage, la récupération, le déplacement et la transformation.
Bien sûr, tout le truc a été vite assimilé.
C’est devenu un commerce, d’une abstraction légère qui a fait basculer les masses dans une manipulation désorganisée, les véhicules des fantômes incarnant dans un mélange d’ambiguités volontaires et subies, la désolation et le mépris des okies (extension d’un terme dont l’origine est "habitant de l’Oklahoma" dont 20% a dû migrer durant la dépression, et qui s’est ensuite généralisé à l’ensemble des migrants), reflet autant que figure d’un paysage géographique et social, incarnation d’une cartographie sociale et psychologique...
Ces bidules roulant, c’est une scène, une image, l'équivalent d'une religion qu'on nommerait la ChristBurgerMania !
Une sorte de migration intérieure vers un devenir flou...
Je le sais j'y étais et j'ai importé tout ce bazar sans même bien le comprendre avec mes Chromes&Flammes, la bible du Hot-Rodding et du Custom, une histoire tout aussi pathétique et déjantée que celle du Hot-Rodding...
Ca doit être une forme de perversité...
<iframe src="http://player.vimeo.com/video/15578608?portrait=0" width="800" height="600" frameborder="0"></iframe><p><a href="http://vimeo.com/15578608">Chromes&Flammes Musical'clip</a> from <a href="http://vimeo.com/user895791">Patrice De Bruyne</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
Chromes&Flammes Musical'clip from Patrice De Bruyne on Vimeo.
Texte repris des magazines Chromes&Flammes et Calandres (1984/1985)
Vous nous en avez parfois fait le reproche..., tout en reconnaissant que s'il fallait vous montrer ce qui se fait de mieux en matiére de Hi-Boy (et même de Hot-Rod tout court), on se retrouvait à chaque fois aux USA..., inévitablement avec un Ford B'32 Coupé ou Roadster..., c'est le Hot-Rod le plus populaire, le plus facile à modifier, le plus beau, le plus typique, le plus tout et plus encore...
Les Hot-Rodders américains l'ont tellement recherché qu'il n'en existe pratiquement plus à trouver... et donc ils se rabattent sur les B'32 Sedan..., qu'ils modifient avec tout autant de réussite d'ailleur !
Pourquoi les Ford B'32 ?
Difficile à dire, mais leur calandre typique a certainement quelque chose à y voir, de même que la simplicité du châssis et du train roulant qui permettent des modifications radicales sans êtres compliquées.
Et nous avons toujours dit que les Yankees avaient bien de la chance d'avoir tant de Ford et de Chevy pour se faire des Hot-Rods..., tant de Pontiac et de Mercury pour se faire des Low-Riders..., tant de Studebaker et de Dodge pour se faire des Pick-ups...
Nous vous disions aussi qu'il était impossible de se dissocier des States s'il fallait rester dans le mouvement Hot-Rod et Custom...
Et pourtant les anglouzes ont réussi, eux ... !
Ils parlent un peu la même langue, bien sûr, mais au niveau des voitures ils ont trouvé leur originalité, leur style propre, le English-Rod..., ça existe !
Leurs Ford Pop sont typiquement anglaises !
Et vous nous répondiez : "Ben oui, mais eux aussi ils sont gâtés, ils ont même des V-12..., où vouIez-vous qu'un Français aille se trouver une Pop, ne parlons même pas d'une Mercury !"...
Et la France de baisser les bras, de se faire une raison, de se dire avec résignation qu'un Hot-Rod Français..., ça n'existe pas.
Eh bien, ça suffit comme ça !
Chromes&Flammes relève le gant !
Nous allons apporter la preuve qu'un Hot-Rod Français, c'est faisable, ça peut exister, ça doit exister... et nous vous présenterons le nôtre dans quelques mois..., le premier Hot-Rod Hi-Boy Français !
Ceux d'entre vous qui ont lu notre magazine Calandres N°22 (février 1984) auront été frappés par notre article sur la Traction Cabriolet Replica, chef-d'œuvre des ateliers de J.-F. Cassoulet.
Il s'agissait de la transformation d'une berline 11-légère en cabriolet 2-portes, à l'aide d'un kit polyester d'une ingéniosité surprenante.
Les collectionneurs, les puristes, les restaurateurs, les amoureux de boulon d'origine auront été scandalisés, peut être, mais beaucoup d'amateurs de Traction Avant Citroën sont enthousiastes, comme nous le sommes nous-mêmes.
Et c'est au départ de cette rencontre avec un faux cabriolet Traction Avant Citroën que nous avons décidé de nous construire un Hot-Rod Hi-Boy Citroën !

Non pas avec des pneus gigantesques, ni avec des side-pipes, ni avec un jack-up, ni avec un drop-front...
Il n'y aura pas, non plus, de V8 avec un compresseur, ni de V-12 multi-turbo, pas de peinture à la 4- 6-2..., ni de décor "mural"...
L'épure sera simple, sobre, un peu "à la Boyd Coddington", en gardant le train roulant d'origine.
N'oublions pas que notre Hi-Boy sera une Traction Avant Citroën (une des premières au monde à avoir été efficace en grande série)... et qu'il serait donc absurde de la chausser de pneus de vélo à l'avant avec des Pos-A-Traction Torque-Twister à l'arrière !
Nous choisirons des pneus français, des 205/60 probablement (225 tout au plus) sur de belles jantes en alliage de mêmes dimensions à l'avant et à l'arrière.
Le moteur, dans un premier temps, sera celui d'origine complètement reconditionné, nous le remplacerons ultérieurement par un D-super, qui lui fait un bon 100 chevaux.
L'intérieur, lui aussi, restera sobre et simple..., la CB 72 canaux et la stéréo octophonique avec 72 tweeters et 14 boosters directionnels à amplis incorporés et basses modulées..., on la laisse aux imbibés de l'octave haute fréquence... on utilisera cet argent-là pour une belle peinture !
Si nous nous décidons pour des ailes, elles ne seront pas fixées à la coque, elles devront suivre les mouvements des roues, selon le principe utilisé sur notre C-Cab "Novel'T" et l'Excalibur 35B qui est en cours de transformation.
Notre Hi-Boy sera un Roadster, comme tout Hi-Boy qui se respecte, avec toutefois un hard-top qui le transformera en Coupé Three-Window pour les jours pluvieux.
Voilà..., la bombe est amorcée.

Les retombées seront fracassantes, soyez-en certains, le premier Hi-Boy 100% Français est en cours de construction, nous vous tiendrons au courant de l'évolution du travail, comme nous l'avons fait pour notre Modèle-B, en vous donnant tous les tuyaux possibles pour vous aider à faire simultanément un même véhicule valable... et n'oubliez pas..., ce Hi-Boy sera légalement immatriculé, puisque la base de départ est une Citroën 11 normale ou légère, achetée n'importe où mais avec des papiers en ordre !
Fini les tracasseries administratives avec les douanes, les mines, la préfecture...
La base de ce Hot-Rod 100 % Français nous semble idéale, on trouve des berlines à la pelle dans tout le pays, pour pas cher, aucun problème de pièces détachées, la transformation en cabriolet est à la portée de tout le monde grâce à Publi-Retro (voir Calandres N°22) et nous pensons, sans fausse modestie, pouvoir réaliser un Hi-Boy aussi beau, avec un look aussi dément que n'importe quel Ford '32 américain.
Qui suivra nos traces ?
Chromes & Flammes montre à nouveau la voie, avec une sérieuse longueur d'avance sur les sceptiques qui nous trouveront audacieux !
Dites-nous ce que vous pensez du projet Hi-Boy Citroën, donnez-nous vos impressions et vos idées... et ne ratez pas le prochain numéro de Chromes&Flammes !

Le premier Hot-Rod Hi-Boy 100% Français annoncé dans Chromes&Flammes d'avril 1984, a mis le feu aux poudres.
Ça chamaille dans les chaumières, ça fait des vagues... ça clapote !
Pourquoi avoir attendu si longtemps ?, m'écrit-on le plus souvent...
Ben oui, que voulez-vous, on passe parfois toute une vie à deux pas d'un génie sans se douter de rien... et puis un jour de hasard, lors d'une rencontre fortuite, vous le fait découvrir.
Et alors là, on se dit qu'on a perdu un temps précieux... et on cherche à la rattraper le plus vite possible.
C'est exactement ce qui m'est arrivé le jour où j'ai fait la connaissance de "Publi-Rétro".
Au hasard d'un reportage pour le magazine "Calandres", on m'avait parlé vaguement d'un type qui construisait des faux cabriolets Traction Avant aux alentours d'Aix-en-Provence...
Je..., puis "on" s'est renseigné, on a questionné, on a sillonné la région, l'étau s'est peu à peu resserré... et puis un jour, en pleine campagne..., la surprise !

Des bâtiments anciens, entourés de parkings sur lesquels sont garés un Pick-up Chevy, une Kadett customisée, un coupé 504 drôlement trafiqué... et une bonne vingtaine de Tractions !
Trouvé, touché (la tortue)...
Caméra en bandoulière, je m'approche de la grande double porte en bois et je reconnais déjà l'odeur du polyester.
J'entr'ouvre la porte et... je m'arrête bouche bée !
Une véritable ruche, une dizaine de gars qui s'agitent dans tous les sens, des Tractions Avant Citroën partout, certaines en épaves, d'autres complètement désossés... et deux cabriolets qui semblent être terminés en attente de leur nouveau propriétaire...
Le tout dans un bâtiment bien clair, bien chauffé, avec un fond musical pour l'ambiance, une cafetière fumante sur une table dans un coin..., bref l'endroit idéal pour travailler dans de bonnes conditions.
J-F Cassoulet, le patron, me reçoit avec surprise, se demandant ce qui m'a mené jusqu'à lui.
Depuis si longtemps qu'il cherchait par tous les moyens à faire connaître sa production de faux cabriolets, voilà qu'un magazine de grande audience se déplace chez lui à Eguilles... et se propose d'en réaliser un reportage !
L'aubaine quoi, le vent qui tourne...
J-F Cassoulet m'a immédiatement proposé de faire un tour du propriétaire en sa compagnie, me présentant ses ouvriers, m'expliquant en détail tous les stades de la transformation, la qualité des matériaux employés.
J'ai réalisé un grand nombre de photos, j'ai même pu sortir et essayer un cabriolet bordeaux et noir...
Et voilà..., un bon reportage..., la suite le mois prochain dans Chromes&Flammes !

Bien plus tard, l'idée m'est venue de faire réaliser un Hot-Rod Hi-Boy sur base de cette transformation en faux cabriolet, car la poupe sans les ailes donnerait une ligne fluide, harmonieuse, aussi belle que certains Ford B'34.
Et, en retravaillant l'avant pour cacher au maximum le train roulant, en supprimant les ailes et en gardant la calandre si typique..., on aurait une vraie bête de show !
Et voilà les fusains d'Avril '45 (mon ami Jean-Paul Justus chargé du design des magazines Chromes&Flammes) qui noircissent des feuilles et des feuilles de projets et d'épures.
Spyder, Hard-Top, avec ailes mobiles, sans ailes, sans capot mais avec spoilers, avec side-pipes, en Top-chop, avec Moon-discs, avec jantes en alliage pleines..., toutes les combinaisons possibles sont mises sur papier puis comparées.
Notre choix final s'est porté sur le dessin le plus pur, dépouillé presque, d'un spider sans rail supérieur de pare-brise, avec un minimum d'accessoires et un look à faire glander la concierge.
Publi-Rétro a accepté de s'occuper de notre Hi-Boy et de le réaliser exactement selon nos dessins.
Nous avons facilement résisté à la tentation ( et délivrez-nous du mal... ) d'y monter un V-8 à compresseur et des godasses Formule-1.
Les 400 mètres D.A. sont le domaine des Street Machines et autres Dragsters, nous allons garder la mécanique d'origine, dûment remise à neuf.
Et quand je dis "remise à neuf", je ne dis pas "passée à la brosse au goudron"..., je dis moteur strippé, remonté avec de nouveaux pistons, segments, coquilles, joints, ressorts et soupapes..., je dis nouveau circuit de freins, avec nouveaux pistons et cylindres, nouvelles canalisations..., je dis nouveaux cardans, nouveaux pneus, nouvelle batterie et nouveau circuit électrique..., je dis embrayage neuf... etc...
Une vraie remise à neuf, quoi !
Le travail est déjà bien avancé, presque terminé en fait.
Il nous reste à déterminer les points de détail, les feux, les jantes et les pneus, la couleur..., le garnissage.
Mais sachez d'ores et déjà que le mot d'ordre est la simplicité !
Non pas la simplicité de réalisation (nous ne sommes pas ennemis du moindre effort), mais la simplicité dans le look, la simplicité dans les solutions techniques... et le désir tout simple de ne pas dépenser une fortune !
Dès le prochain numéro, nous commençons une série d'articles sur la construction de notre Hi-Boy, de votre Hi-Boy, plutôt..., puisqu'il sera le nouveau porte-drapeau, le nouveau symbole de "votre" magazine... Chromes&Flammes !
Pour tous renseignements sur ce fabuleux kit de transformation d'une 11-légère en cabriolet, adressez-vous de notre part à : Publi-rétro, Mr J-F Cassoulet, Chemin du Valladet, Route de Berre, 13150 Eguilles Tél : 42/20.03.07

Texte repris des magazines Customania et FranceCustom (1990/1991)...
Cet engin fut le "Project-Car" du Magazine Chromes & Flammes en 1984 !
Et oui, le temps passe et il est pourtant encore et toujours d'actualité...
En 1984, la France en était à sa cinquième année de Customizing.
Petit à petit les véhicules Custom se faisaient de plus en plus nombreux, mais en matière de Hot-Rods, ceux-ci ne fleurissaient pas encore dans les rues, ni dans les concentres.
C'était encore l'époque ou une Peugeot 203 concourait dans la catégorie Hot-Rod de bien des concentres, sans que quiconque ne veule rien y changer.
En ces temps préhistoriques, Chromes&Flammes Magazine a voulu frapper l'imagination des amateurs de Custom en créant le premier véritable Hot-Rod 100% français... et, pour ne pas rester dans la demi-mesure, ce Hot-Rod fut conçu d'emblée comme un Hi-Boy "High-Tech" histoire d'être en avance d'une longueur sur tout le monde ..
Avec le recul du temps qui ne fait que passer, cet engin est toujours aussi d'avant-garde, personne ne s'étant encore aventuré jusque là.
Aussi, essayons-nous encore de secouer le cocotier du Custom en le présentant à nouveau ce ne sera que la 3ème fois! Espérons que ce sera cette fois la bonne ... , qui fera démarrer le mouvement. .. !
Sachez avant de commencer cet article, que ce Hi-Boy fut conçu dès son élaboration pour être commercialisé en kit, et vu le peu d'enthousiasme du monde du Custom à son égard, les moules et kits furent détruits en 1986... et, dégouté, j'ai vendu la Citroën Traction Hi-Boy à Cannes l'année suivante pour 80.000 FF de l'époque..., il ne reste plus qu'à pleurer !!!
Voilà, reportons-nous en 1984 date à laquelle fut écrit cet article...

PROJET DE TRANSFORMATION 11 C.V. CITROEN en HI-BOY (Publi-Rétro 1984)
LA BASE...
Sortie en 1934, arrêtée en 1957, la TRACTION n'a cessé d'évoluer durant ses 23 ans de fabrication.
Des dizaines, voire des centaines de modifications lui ont été apportées au fil des ans et malgré tous les livres édités sur son histoire, aucun n'est complet et ne le sera jamais.
Nous allons essayer de faire une synthèse rapide.
Trois types de voitures pour simplifier :
- la 11 légère
- la 11 lourde
- la 15 six
La 11 lourde et la 15 six ont les mêmes carrosseries, seuls les moteurs sont différents, mais ni l'une ni l'autre ne nous intéressent.
Donc il faut supprimer tout ce qui sera marqué 11 A, 11 B, 11 C et 11 familiale, qu'elles soient avec roue de secours à l'arrière ou avec une malle coquille..., un minimum de 27 cm de longueur nous sépare de notre HI-BOY.
La légère marquée : 7 A, 7 sport, 7 C, AL. 11 BL
Inutile de vous dire que vous trouverez plus aisément des 11 BL que des 7 et la transformation Hi-Boy sur une 7 serait peut-être considérée comme du gaspillage par les collectionneurs bien que..., même sur 11 Bl !
Les 11 Bl se divisent en deux groupes :
- 11 Bl avant Juillet 1952 possédant la roue de secours apparente sur la malle plate à l'arrière, les essuie-glaces en haut du pare-brise, des pare-chocs cintrés sur le milieu et les ailes arrière reliées par une tôle avec une plaque d'immatriculation sur l'aile gauche.
- 11 BL d'après Juillet 1952 possédant une malle bombée, des pare-chocs droits, des essuie-glaces sortant du tablier avant en bas du pare-brise... et la plaque d'immatriculation sur la malle arrière.
Voilà pour le cours d'histoire, rapide mais nécessaire lorsque vous irez acheter votre base !
Et quand un margoulin vous dira que la carte grise est d'origine à vous de juger...
Pour le Ie Hi-Boy Chromes&Flammes, nous avons choisi une base d'après 1952.
Deux raisons à cela :
- La base était très saine.
- Le problème des essuie-glaces qui se trouvent, en bas du pare-brise, sur le tablier, nous en a donné un de moins à résoudre.
A propos de base saine, il faut vérifier l'état des jambonneaux et des longerons.
Ils seront nos deux seuls supports quand le toit aura mis les voiles.
S'ils sont piqués par la rouille, ce n'est pas très grave mais au premier petit coup de marteau, si celui-ci passe au travers, laisse tomber mon gars..., ou y'aura des soucis dans l'air quand le toit sera parti !
Les planchers sont généralement pourris sur l'avant, ce n'est pas grave si les longerons n'ont pas été touches ou très peu à leur base.
C'est le résultat d'une condensation intense pour 30 ans sous les tapis de sol.
Deux coups de cisaille et on change le morceau, bien soudé, en remontant sur le longeron à l'équerre, y'a plus de bile à se faire.

1) LE DEMONTAGE...
- Les 4 ailes
- La calandre
- Le capot
- Les deux bavolets
- La tôle de liaison arrière
- La malle ou porte de malle
- Les portières
- Le pare-brise
- Le tableau de bord
- Les sièges avant, arrière... et la moquette
- Le radiateur
- Le réservoir
- Le moteur et la boîte
En une journée, elle a perdu 500 kg et est remontée de 10 cm sur ses suspensions, elle n'y croyait plus !
2) LE TRONÇONNAGE...
Tracez à la craie un trait en haut du pare-brise dans les deux arrondis (on le retaillera par la suite), un trait en bas des montants de porte et à 5 cm dans la caisse en suivant les passages de roues arrière à partir des gâches de porte, puisque le bas nous fait un super renfort.
Enlevez le pavillon et si, à la vue de ce qu'il reste, vous n'avez pas une grande frayeur, c'est que vous pourrez aller jusqu'au bout ; sinon, téléphonez nous !
Le prix que vous voulez essayer de tirer de votre puzzle, on achète !
3) LE SABLAGE : OBLIGATOIRE...
Aucune autre solution ne peut être envisagée.
Dessus, dessous un sablage généreux et pas à l'eau mais à sec !
Le sablage à l'eau c'est bien mais quand les longerons qui sont grands ouverts avec le tronçonnage seront remplis de sable mouillé, ce que le temps a épargné, ça ne l'épargnera plus : rouille garantie à l'intérieur avant finition des travaux.
4) LE KIT...
Il se compose de la façon suivante :
- Partie arrière en polyester
- Deux portes en polyester
- Un bloc avant en polyester
- Deux jeux de charnières
- Un pare-brise triplex
- Quatre ailes ou garde-boue en polyester
5) LES SOUDURES...
Le montant central des portes doit être ramené à zéro et rebouché avec une tôle pliée pour ne faire qu'un seul et unique longeron sans cassure.
La soudure et la tôle (de 12 ou 15 dixièmes) doivent être bien faits, car une partie de la tenue du châssis réside dans cette opération... alors, supprimez la brasure et le rebouchage à la choucroute..., merci !
Le pare-brise peut être plus ou moins haut, à vous de juger.
Celui que nous avons fait tailler, mesure 19 cm au milieu de la coque et vient prendre place dans l'ancien encadrement que l'on a démonté et recoupé.
Cette opération réalisée, on présente le pare-brise sur la caisse, on trace les montants de chaque côté, découpage et fabrication de deux petites plaques de tôle avec soudure ou brasure (aucun effort donc on peut braser).
Pour ceux qui voudraient y mettre une capote, ou un Carson-top (c'est prévu), il faudra souder sous ces petites plaques 2 morceaux d'acier de 8 mm d'épaisseur ou deux écrous pour fixer la capote ou le Carson-top.
Un conseil soudez-le quand même, ça coûte pas cher et ça sera fait !
Un coup de meule et bonjour !
La petite tôle d'auvent qui servait à donner de l'air frais en roulant, n'a plus grande raison d'exister.
Nous l'avons soudée à la caisse, New-Style oblige !
L'arrière de la voiture devient plus délicat :
- Au-dessus des passages de roue, la bande de tôle de 5 cm doit être découpée avec des entailles tous les 5 à 6 cm puis rabattue vers l'intérieur de la voiture.
- Selon le modèle avant ou après '52, il faudra présenter le kit arrière pour tailler les tôles gênantes.
Opération délicate et à soigner particulièrement.
On s'y reprend à trois ou quatre fois, car si l'on taille trop court il faudra ressouder des tôles pour venir poper le kit.
Alors un peu de patience et tout se passera bien.
- Une fois que le découpage est fini, et que le kit repose à peu près de partout, on présente les deux portes sur lesquelles on a déjà monté les charnières.
Bien que toutes biscornues elles doivent tomber dans un alignement parfait.
L'avant de chaque porte peut avoir besoin d'une retouche de ponçage pour s'encastrer parfaitement dans la feuillure avant de la caisse.
Vérifiez l'alignement de la moulure également.
- Pour fixer les charnières sur la porte arrière, un fer plat de 50 x 5 est nécessaire à la stabilité et à la solidité de l'ensemble.
Il viendra se fixer derrière les logements de charnières et, une fois serré, prendra le polyester en sandwich.
Les charnières sont prévues pour des boulons têtes fraisées de 6, mais la caisse et le fer plat seront contre-percés à 8 pour pouvoir régler correctement les portes.
- Les serrures de porte sont récupérées sur les portes d'origine.
Une partie de plaisir avec degripoil en vedette !
Elles sont refixées dans les portes en polyester après avoir percé le trou de la gâche et ceux de fixation.
Quant tout tombe au poil, percez et posez le kit tout autour de la caisse en remontant légèrement les lamelles de tôle que vous avez faites et pliez-les au-dessus des passages de roue.
- L'ensemble tenant bon, collez deux bandes de mat 300 avec résine sur tout l'intérieur du kit, pour consolider l'armature tôle polyester (Voilà pourquoi un bon sablage est nécessaire sinon rien n' accrochera, du moins pas très longtemps).
- Finissez le tout à la choucroute, ça, tout le monde du Custom connaît bien, même les détenteurs de vieilles voitures de collection, mais eux ne l'avoueront jamais !
- Voilà, le plus gros travail est fait.
Maintenant, c'est gagné.

6) LES FEUX ARRIÈRES ET LA PLAQUE...
Nous avons pris des feux de Fiat Ritmo que nous avons recoupés, mais le kit est livré sans trous, vous avez donc le choix et l'avantage d'y mettre ce que vous voudrez. : feux ronds frenchés, feux sous la caisse, carrés, rectangulaires, en haut, en bas...
- Les feux de la Ritmo ont donc été retaillés et encastrés dans le bas de la caisse.
Ils ont été montés perpendiculairement au sol, donc en biais par rapport à la caisse, ce qui donne une petite plage sous le feu qui nous a servi de support.
- La plaque d'immatriculation suivra le même chemin: soit encastrée soit dessous, montée souple pour l'enlever dans les manifestations afin de conserver un look intégral.
C'est la solution que nous avons retenue, rien de bien compliqué, ni de très sophistiqué.
7) LE RÉSERVOIR...
Là encore, nous avons 2 solutions :
- Soit le remettre à sa place avec le bouchon de remplissage sur le côté ou sortie encastrée avec trappe.
- Soit le mettre à l'intérieur de l'habitacle avec dossier de siège basculant pour mettre la capote repliée dans le coffre et pour pouvoir effectuer le remplissage.
Pour cette solution de facilité, à l'intérieur, il faut bien sabler et mettre une couche de mat 300 avec résine sur tout l'extérieur du réservoir.
Deux sangles et le tour est joué !

8) LES RENFORTS...
Le fer plat qui nous a servi de renfort pour les portes sera soudé sur la caisse.
Un profilé de 20 x 20 partira du fer plat au milieu du montant du passage de roue.
Un autre 20 x 20 fera le tour de la caisse en bordure du polyester en partant du haut du fer plat jusqu'à l'autre côté.
Par mesure de sécurité on peut armer le dessous du polyester arrière avec un arceau d'un passage de roue à l'autre et ce pour les anxieux.
Tous ces fers seront meulés et reliés au polyester avec de la choucroute.
Pour ceux qui veulent une capote, deux tubes seront soudés le long des fers plats pour les ancrages des arceaux amovibles de la capote (non livrée avec le kit).
Il faut ensuite constituer un bloc (un renfort naturel du véhicule).
Celui-ci servira ensuite à supporter soit deux sièges soit une banquette, soit un rembourrage comme nous le pratiquons sur ce Hi-Boy.
Nous avons prévu la partie centrale du dossier amovible pour l'accès au réservoir et le rangement de la capote.
Il va sans dire que le remplissage devra être fait soigneusement.
Prévoir un bouchon bien hermétique, "because" les relents d'essence pour cruiser après déjeuner, super !
Bien que la voiture marche à l'essence normale, et oui ma bonne dame !
9) LE TABLEAU DE BORD...
Pour le New-Style, la classe c'est le dépouillement de tout objet en relief sur la carrosserie comme à l'intérieur.
Nous avons donc supprimé le tableau de bord proéminent, aplati les bords et ressoudé une tôle sur l'ensemble.
Nous avons reposé en arrière le tableau d'origine, à fleur de tôle, tenu avec trois pattes montées sur tiges filetées, soudées.
Les soudures seront meulées et mastiquées, les deux seuls éléments visibles restant sont le levier de vitesse et le compteur de vitesse (avec ampèremètre et jauge à essence).
L'ensemble des boutons et tirettes, nécessaire au fonctionnement du véhicule sont montés sur une cornière en angle sous le tableau de bord.
Ne pas souder la cornière n'importe où pour pouvoir remonter les essuie-glaces par la suite !
Les soudures sont faites avec un poste semi-automatique ou avec des points à l'arc pour empêcher une déformation de la nouvelle tôle du tableau.
10) LA TRAVERSE DU PLANCHER...
Nous avons reculé cette traverse pour pouvoir monter une banquette intégrale.
Cette traverse étant soudée par points, nous avons cassé tous les points à l'aide d'un burin tranchant.
Une fois sortie nous l'avons replanée (surtout les bords tombés), coupée par le milieu, rallongée avec une bande de 6 cm soudée bord à bord et repositionnée 13 cm plus loin sur le plancher.
Le tout étant soudé à nouveau point par point, soit en cordon, l'ensemble devant constituer un bloc (renfort naturel du véhicule).
Celui-ci servira à supporter soit deux sièges, soit une banquette.
Nous avons prévu la partie centrale du dossier amovible pour l'accès au réservoir et le rangement de la capote.
11) LE BLOC AVANT OU FLIP-NOZE...
Nous avons prévu un bloc avant non découpé, c'est-à-dire sans entrée d'air, ce qui une fois de plus permettra de le réaliser selon sa propre initiative !
Nous avons découpé dans la calandre les deux chevrons caractéristiques de la Citroën, assez large, pour faire une bonne entrée d'air.
Pour l'évacuation sur le côté, une découpe dans chaque flanc en forme de volet ayant existé sur la 22cv (l'arlésienne).
Un grillage fin sera scellé à l'intérieur du capot, derrière chaque ouverture et peint en noir mat pour atténuer l'effet du vide.
Le Flip-Noze par lui-même pourra être réalisé ouvrant vers l'avant, le départ du pivot devant être renforcé à la prise de force sur le polyester.
Nous avons voté pour l'ouverture vers l'avant, mais vous pouvez inventer d'autres systèmes !

12) LES GARDE-BOUE OU CACHE-PNEUS...
Deux sont plus épais que les autres pour être montés à l'avant (meilleur encaissement des vibrations).
Les ferrures que nous avons fabriquées ont été fixées :
- Pour l'avant sur les flasques, juste à l'arrière du tambour avec le garde-boue à 4 cm du pneu ce qui lui donne pour effet, l'illusion de tourner avec les roues.
- Pour les roues arrière également sur les flasques, derrière les tambours donnant ainsi un effet de sol avec le débattement des suspensions.
Les ferrures une fois ajustées et percées sont fixées aux garde-boue par deux ou trois bandes de mat résine.
Ils ont été prévus pour le Hi-Boy Chromes&Flammes avec des pneus en 225 x 70 x 15, mais peuvent être montés sur des pneumatiques depuis 185 x 70 x 15, jusqu'à 295 x 50 x 15.
Le gros de la carrosserie est maintenant prêt à être bariolé en rouge, jaune, ou bleu !
13) LE TRAIN ARRIÈRE...
Si lors du sablage de votre véhicule, vous avez été un petit malin, vous avez sablé le dessous (après avoir démonté le réservoir).
Beaucoup de peine évitée, du temps de gagné et la vision de tous les boulons au premier coup d'œil...et cela permettra un démontage aisé et sans surprise.
Les courageux peuvent tout démonter, les autres démonteront les suspensions, les câbles de freins à main, les durites de freins et d'essence et descendront les barres de torsion car le poids de la voiture diminue de 180 kg sur l'essieu arrière.
Les suspensions avant et arrière sont fabriquées par deux sociétés : De Carbon et Amortex, leurs prix variant de 1.000 à 1.500 frs pour le jeu complet.
Très important aussi, les câbles de freins à main le plus souvent grippés dans la gaine ou coincés par la veille graisse séchée (la, ou les, durites de frein sont "obtenables" chez STOP ou chez Publi-Rétro).
La durite d'essence et celle de frein passant dans la doublure sous la caisse, sont aussi à démonter car certaines surprises apparaissent au moment du remontage, donc à éviter !
Un graissage complet de l'ensemble sera effectué et terminé par une projection de Blackson fin et insonorisant.
14) LE TRAIN AVANT...
Quand l'ensemble moteur-boîte est tombé, vous apercevez les barres de torsion de chaque côté des jambonneaux.
En bout de barres de torsion, sous le véhicule, vous avez deux becs de perroquet avec une tige filetée sur le bout.
Ce sont les tendeurs qu'il faut desserrer jusqu'à ce qu'ils soient libres.
Il faut ensuite démonter les quatre gros écrous sur l'avant du train dont deux (ceux du bas) supportent les bras de pare-chocs.
Démontez ensuite les deux rotules de direction puis la crémaillère.
Caler le véhicule sous les jambonneaux et sortez le train avant en tapant avec une cale en bois sur l'intérieur de la traverse.
Nous avons démonté entièrement celui du Hi-Boy pour le chromer, mais je ne vous conseille pas de tenter l'expérience, à moins que vous ne possédiez une presse de 20 tonnes.
Les tambours de freins avant sont à eux tous seuls, une bénédiction.
Pour le démontage, munissez-vous de :
- Un arrachage
- Un chalumeau
- Une masse
- Des gants en cuir de chantier
- D'un ami à l'épreuve des coups !
Lorsque vous avez tout réuni, mettez-vous à l'œuvre, je ne peux pas vous en dire plus.
Si vous voulez démonter les cardans, une clef à créneaux et un arrache roulement à rayures seront nécessaires.
Les freins ne sont pas d'un type très compliqué.
Cylindres de roue et maître-cylindre se trouvent dans le commerce également chez STOP ainsi que les nécessaires de réparation (ou commandez au nouveau magasin pièces détachées de Publi-Rétro)
Les Ferodos seront démontés et donnés à regarnir au magasin de pièces à l'angle de la 4ème rue !
Pour le remontage des Ferodos, ne pas oublier de desserrer les excentriques sous peine de ne plus rentrer le tambour.
A propos des tambours de frein, vérifiez-leur état et n' hésitez pas à les faire rectifier.
Ça coûte aux alentours des 200 FF pour les 4 tambours.
Voilà..., ouf..., fin de la première partie !

Ressaisissons-nous et voyons en détail le remontage...
1. Chromage...
Sans vraiment pouvoir dire qu'on y a pas été avec le dos de la cuillère, on ne peut pas dire non plus qu'on a lésiné...
Pour respecter la tradition, nous avons bien sûr fait chromer le cache culbuteurs, le filtre à air et le carter d'huile. C'était la moindre des choses pour pouvoir ouvrir le capot sans être gênés.
Mais tant qu'à faire, sachant que le procédé de chromage dépend essentiellement de bains chimiques dans lequel on immerge les pièces à traiter, nous avons négocié avec le chromeur pour traiter le maximum de pièces dans le même bain..., réduisant ainsi les frais d'une manière considérable.
Pour procéder de la sorte, il est indispensable de préparer toutes ses pièces et de les porter en même temps, il est aussi avantageux de les préparer au maximum au point de vue de la propreté du métal et du ponçage si l'on veut que la surface chromée soit bien lisse...
Tout ce que vous aurez fait en sablage ou en ponçage ne vous sera pas facturé par le chromeur... et croyez bien que cela représente une sérieuse économie !
2. Tableau de bord...
Le gros avantage du look clean, c'est qu'il est en même temps plus simple et plus économique à réaliser...
Quand vous aurez détaillé les photos du tableau de bord de notre Hot-Rod Hi-Boy, vous conviendrez avec nous qu'il est impossible de faire plus simple !
La colonne de direction, le levier de vitesses et sa grille ainsi que la manette du frein à main ont été chromés, mais à part cela notre tableau de bord est jaune, du même degré de finition que l'extérieur de la carrosserie.
Il est constitué d'un montage en métal qui renforce encore le tablier puisqu'il rejoint les deux montants de pare-brise, et il ne supporte que le module électronique des instruments digitaux.
Petit coup de béret basque à J.F Cassoulet, dont c'est le chef d'œuvre intégral, nous avons dans le même module carré un compteur kilométrique et un compte-tours en haut, un totalisateur de distance au centre et un voltmètre plus jauge d'essence en bas..., tout ceci à affichage par cristaux liquides !
Superbe de simplicité, infaillible au niveau du fonctionnement, on aurait pu y ajouter une pression d'huile ou une pression de pneus, une température d'eau ou une température d'huile de boîte... mais l'essentiel s'y trouve.
Il y a même une petite batterie qui permet au tableau de bord électronique de ne pas se dérégler en cas de déconnection de la batterie de la voiture..., en fait..., un petit coup de démarreur chaque mois.
5 minutes de fonctionnement... et tout est O.K... !
Le volant a été peint en jaune, comme le reste de la voiture et s'intègre parfaitement bien au tableau de bord.
Toutes les tirettes et boutons sont montés séparément sous le tableau pour être moins visibles.

3. Remise en état mécanique...
Nous n'irons pas jusqu'à prétendre que la Traction Citroën est une merveille de simplicité mécanique, mais nous n'en sommes pas loin du tout.
Un énorme avantage est que toutes les pièces sont disponibles sans aucun problème, jusqu'au moindre boulon.
Mais la boulonnerie n'a aucune importance, il n'est pas besoin d'écumer le pays pour trouver le boulon d'origine, un bon quincaillier vous servira.
L'ensemble moteur-boîte doit absolument être démonté, ne fut-ce que pour pouvoir travailler à l'aise sur le train avant. Celui-ci doit être complètement démonté et reconditionné, en remplaçant les pièces essentielles comme les rotules de direction ou les cardans par des pièces neuves.
Ce n'est pas la peine de se dire que c'est absolument indispensable..., ça l'est !
Même chose pour les freins.
Utilisez de nouvelles canalisations, de nouveaux flexibles, de nouveaux cylindres et de nouvelles garnitures, si nécessaire faites rectifier vos tambours avant remontage... et vous aurez l'immense satisfaction d'avoir du premier coup un freinage impeccable.
Ne négligez pas la direction non plus !
Même si vous avez remplacé les rotules en bout de biellettes, ne remontez pas le boîtier sans l'avoir vérifié.
Il est rare qu'il soit irrémédiablement usé, mais il est fréquent de le voir fort usé, mal lubrifié... et il vous faudra une direction super-précise, sans aucun jeu mort ni flou !

4. Peinture...
Nous ne le dirons jamais assez..., une voiture est peinte en une heure de temps !
La peinture en elle-même est une affaire de coup de main, de technique, d'habitude, de métier.
Un peintre débutant est aussi malhabile que vous et moi.
C'est un métier qui demande un long apprentissage... et ce n'est qu'à force de peine que l'on se perfectionne.
Un professionnel qui a plusieurs années de métier ne vous demandera pas beaucoup plus de 1000 FF pour peindre votre voiture, vous aurez la certitude qu'il ne ratera pas son coup et que vous aurez une peinture parfaite..., à condition que vous l'ayez préparée vous-même !
Et c'est là que le bât blesse, c'est là qu'on s'use le bout des doigts au papier à l'eau, c'est là qu'on passe des heures et des jours à passer et repasser inlassablement sur la même imperfection, car si la peinture en elle-même dure une heure..., la préparation dure des jours... et une bonne préparation est la clé d'une peinture réussie.
Nous conseillons à tous ceux qui veulent assurer eux-mêmes la préparation de leur carrosserie, de procéder comme suit :
Mettez-vous bien dans la tête dès le départ que le travail va être long et pénible, qu'il va vous énerver très rapidement, que vous serez découragés mille fois avant de le finir... et que d'ailleurs vous ne le finirez peut-être pas.
Mais tout ce que vous aurez fait représente de l'argent que vous ne devrez pas dépenser à payer quelqu'un pour le faire à votre place !
Tachez dès le départ de travailler dans un endroit confortable, bien éclairé et bien chauffé, avec un fond d'ambiance musicale.
Un tuyau concernant le masticage : la surface doit être rigoureusement propre pour une bonne adhérence et suffisamment rugueuse pour une bonne accroche, mais souvenez-vous que si vous avez mis trop de mastic il vous faudra le poncer pour l'enlever !
Procédez donc par couches successives de faible épaisseur, il est moins fatiguant d'appliquer trois couches de mastic que d'en poncer une.
Dans le choix de votre matériel, n'hésitez pas à demander l'avis d'un pro.
Il existe tant d'apprêts, de Filler, de mastics différents, tant de palettes, de blocs à poncer, de variétés de papiers... que seul un homme de métier peut vous éviter des catastrophes et des pertes de temps.
5. Finitions...
Pour réaliser ce travail en trois étapes, vous vous occuperez séparément des tapis, puis des sièges, puis des panneaux de portes... et ce dans n'importe quel ordre.
Au point de vue des tamis, dès que vous aurez choisi la couleur, cherchez bien et réfléchissez avant de commencer.
Il y a moyen de dépenser une fortune et il y a aussi moyen d'arriver à un résultat tout aussi valable en dépensant dix fois moins.
Il faut commencer par découper des patrons, un peu comme le fait une couturière avant de dècouper une pièce de tissu.
Il faut ensuite décider si vous allez border vos tapis, si vous allez les coller au plancher ou s'ils doivent être amovibles pour passez l'aspirateur.
Il faut ensuite passer beaucoup de temps à choisir une bonne qualité de tapis.
Il doit être suffisamment fin que pour être découpé facilement et aussi pour pouvoir épouser les formes arrondies par endroits, mais il doit être solide et présenter une bonne densité de poils.
Un fabriquant de tapis automobile doit pouvoir vous fournir ce matériel au mètre, même s'il se fait un peu tirer l'oreille, ou alors il vous fera vos tapis sur mesure selon les patrons que vous lui fournirez.
Mais si vous avez une copine qui sait coudre et qui dispose d'une machine solide, coupez vous-mêmes vos tapis et des languettes de vinyle ou de simili-cuir qui pourront être cousues sur les tranches après que celles-ci aient été enduites de colle pour empêcher l'effilochement.
Le garnissage des portières ou autres panneaux se réalise fort simplement sur un support de carton fort ou de Triplex fin, qui sera découpé aux mesures adéquates, recouvert d'une feuille de mousse pour donner du volume et tendu de cuir de simili qui peut être agrafé et collé au dos du panneau..., à moins que vous ne préféreriez des panneaux en aluminium, mais ceci est une autre histoire.
Pour parler brièvement des sièges, si ils sont d'origine et en bon état et qu'il suffit de les recouvrir, c'est encore une fois un travail de patrons... et de machine à coudre...
Mais s'il vous faut les construire de toutes pièces ne perdez pas de temps !
Il ne manque pas de voitures à la casse qui vous fourniront des sièges parfaitement valables, de la forme qui conviendra, avec de bons ressorts et une bonne assise... et faites recouvrir, ceux-là !

Premiers tours de roues...
C'est ici que les âmes sensibles craquent, que les angoissés s'effondrent, que les anxieux éclatent en sanglots nerveux.
Dur, très dur de rester impassible et de faire le blasé quand on a un nœud à l'estomac, la chair de poule et les mains moites.
On tourne autour du Hi-Boy sans trop oser s'en approcher, on juge de loin comme à un concours hippique.
Le profil est assez démentiel, avec la suspension avant un poil rabaissée par un réglage "Cassoulet" des barres de torsion.
Le cul de la bête est bien galbé, racé, nerveux, on a envie de le flatter de la main.
On s'approche de l'avant, et le train chromé vous éblouit.
On ne peut plus le quitter des yeux tellement il est génial.
On demande timidement si on peut voir le moteur... et le Flip-Noze qui bascule vers l'avant vous donne le vertige.
Tout semble neuf, tout sent bon la peinture fraîche et le caoutchouc, tout est net, tout est propre.
Et lorsqu'on a bien fait le tour de la voiture et que le pouls est un peu redescendu à cadence normale, on ouvre la large portière et on s'installe derrière le volant, pour la première fois...
Aaaaarghhh... quelle émotion !

On se sent bien, à l'aise dans la banquette moelleuse, le dos bien calé.
On cherche d'une main tremblante la clé de contact, cachée sous le tableau de bord en compagnie des boutons de phares et de clignos, des tirettes de starter et d'avance... et du bouton-relais du démarreur
Contact enclenché, avance à zéro et starter à fond, le moteur démarre à la première sollicitation.
On laisse chauffer la colle quelques instants en repoussant progressivement les tirettes dès que le régime se stabilise... et on est prêt à partir.
L'embrayage est souple, la première passe comme dans du beurre et l'on démarre...
Sans tirer, il faut roder, on passe la seconde puis la troisième sans forcer.
Tout semble fonctionner comme il faut, et l'on navigue à 60 km/h dans une délicieuse odeur de peinture qui chauffe, de pâte à joints et d'échappements neufs.
Le coude sur la portière, on savoure la caresse du vent du large en zigzaguant à la manière des pilotes de Formule-1 qui chauffent leurs pneus..., c'est vrai que nos Michelin ont belle allure.
Le fait de voir ses roues avant est très curieux, on a la fausse impression de piloter avec plus de précision.

On est immédiatement entouré d'une dizaine de voitures qui vous suivent à la même vitesse, qui font semblant de vouloir vous dépasser mais qui restent définitivement à votre hauteur pour mieux dévisager la voiture, on en vient à regretter la peinture jaune qui n'est pas très discrète et qui attire les regards !
Pendant les premiers kilomètres, on a du mal à garder ses yeux sur la route tellement on est hypnotisé par les mouvements de la suspension avant.
Elle a l'air d'être animée d'une vie propre, de prendre des initiatives, on a même envie de rouler exprès dans les trous pour mieux la voir se débattre, on a envie de faire des huit pour voir les roues tourner et faire travailler les cardans.
Grand gosse, va !


Bilan...
Merci de vous intéresser à cette vieille affaire...
Je vous l'ai déjà écrit, j'ai été blessé au plus profond par les réactions débilitantes des Customizeurs de cette époque (si vous avez pu lire certains Foras, pluriel de Forum..., rien n'a changé)... et par les manœuvres crasses des magazines concurrents, dont le patron de Nitro qui a utilisé (tout comme le rédacteur en chef Jacky Morel) des moyens douteux, en ce compris des délations fiscales et autres, pour tenter de m'abattre...
Je n'ai pas été abattu, mais j'en suis sorti profondément dégouté.
Le départ du point de rupture, à cette époque de Customizations débridées et de la publication des magazines Chromes&Flammes, se situe à la concentration d'Arcachon ou était présenté le Hot-Rod Traction Avant Hi-Boy...
Il fut boudé, pas apprécié, un peu vandalisé.
Un concours avait été organisé dans les colonnes de mes magazines afin de promouvoir le Cutomizing et le Hot-Rodding en France, ce concours devait avoir sa consécration à Arcachon au solde d'une année de participation de C&F à quasi toutes les concentrations de Customs et Rods dans l'Hexagone..., le premier prix étant un kit complet de Traction Avant Hi-Boy made in Publi-Rétro...
Le gagnant n'en a pas voulu..., il aurait préféré des pièces pour sa 203 delivery...
Il a abandonné le kit dans un terrain vague et y a f.... le feu !
Les 'concentrations' (que ce terme fait penser aux camps de concentration... et ce n'est pas loin de la réalité), qui ont suivi Arcachon, furent pires...
Pourtant la 'flotte' présentée par C&F pour promouvoir le Customizing et le Hot-Rodding en France était constituée de voitures au Top de l'époque : L'Oldsmobile '48, un Hot-Rod B'32 5 windows, le C'Cab Novel'T, la Traction Avant Hi-boy Citröen, le Trike V-12 et une Mustang Mach One Street-Machine...
Plutot que de s'intéresser à ces voitures, les gens continuaient de s'extasier devant d'insipides conneries (203 surélevées, Renault 4L, Juva4 avec mécanique d'origine et jantes de 15 pouces)... et ce, en accentuant l'univers concentrationnaire des bricoles au milieu des tentes de camping...
Cette sorte de nivellement par le bas a fait beaucoup de tort au Customizing Français, parce que les visiteurs se retrouvaient dans une ambiance crade avec des tatoués buveurs de bières qui étaient avachis devant de vraies merdes face à leur tente de camping...
Ce n'était pas une condition sociale, mais un style quasi imposé...
Comme le Hot-Rodding n'avait aucune source, aucun passé, aucune histoire en France, comme les seules références étaient américaines mais que c'était introuvable, il a existé aux premiers temps du Hot-Rodding Français, une rage d'arriver à "quelque chose" sans savoir quoi...
Tout cela aurait pu être sympathique, comme aux tous débuts..., mais s'est greffé à ce milieu assez marginal, toute une faune en quête d'une sorte de "Kulture" automobile, mêlée de Rock-and-roll, de Cow-boys et d'indiennes, de tatoués et de "grandes-gueules"...
Les gens cherchaient à se faire remarquer, celui qui avait la peinture la plus vernie, la plus nacrée, les dessins les plus léchés...
Le pire de l'affaire furent les Van's, peinturlurés et aménagés en lupanar, regroupant absolument tout ce qui pouvait être le plus crade, le plus hideux, le plus bordélisant, le plus abominablement Prisunic...
C'était un souk...


Les visiteurs venant pour s'extasier devant des "merveilles" se retrouvaient pire qu'en banlieue, dans un terrain de camping avec des tatoués aux gros bras buveurs de bière ne parlant qu'entre eux et cherchant bagarre au moindre quidam aurait osé touché le vernis de sa bagnole...
Pour ce qui était de l'aspect "sportif" de l'histoire, ce n'était que des "Burn-out" bouffeurs de pneus, un truc inutile... et le nettoyage des bagnoles pour gagner une coupe tout aussi Kitch que les intérieurs des Van's...
Dans ce mic-mac, la Traction Avant Citröen Hi-Boy, tout comme le C'Cab et le FordB'32, simples et cleans, peinture unie, intérieurs en cuir ou en tissus gris..., faisaient tâche..., comme un meuble Design au milieu d'une brocante !
L'arrivée des clubs, particulièrement celui d'Hugo Vervliet, a achevé de tout f... par terre...
Tout y était bon du moment que les gens payaient leurs cotisation... ce qui n'allait que dans sa poche pour se payer des voyages mirifiques aux États-Unis 3 ou 4 fois par an... et se construire des engins du même style...
Or, un vrai club aurait du servir, non pas à assurer la retraite de son président, mais à promouvoir sa raison sociale, le Hot-Rodding et le Customizing...
Les courses de Dragsters sont parties en couilles à cause de cela aussi, j'avais préparé les premières exhibitions de Dragsters sur le circuit des 24 heures du Mans, ce fut un succès grandiose, près de 100.000 spectateurs et la "Une" sur le TF1 de l'époque, mais mes concurrents d'alors ont tout fait pour que ça foire...
J'ai préféré changer de cap...
Nitro a du faire de même, il avait tellement dégueulassé ce milieu qu'il était devenu quasi irrécupérable.
Jacky "touch" Morel, le rédacteur en chef de Nitro a alors ciblé la voiture américaine, mais avec les mêmes méthodes que durant sa période "Custom", avec des reportages bidouillés...
En finale, ce fut l'apothéose des déguisés en Cow-boy voire en indiens, toujours au milieu de tentes de camping, exhibant des carcasses semi pourries de berlines 4 portes sans aucun intérêt...
C'était franchement triste..., pathétique !
Le résultat actuel, c'est qu'aux USA, une Muscle-car vaut énormément d'argent et se vend facilement (voir mes reportages dans www.GatsbyOnline.com) alors qu'en Franchouille c'est considéré comme bagnoles de gitans..., les prix s'en ressentent !
Les Kit-cars, dans la même mouvance, n'ont pas été épargnés de la faute de garagistes français imbéciles qui se sont ingéniés à construire (par exemple) des répliques de Cobra sur chassis VW, avec moteur flat-four arrière...
La honte !
Toutes ces choses mises bout à bout, font que j'en ai eu marre !
Le Rod Traction avant, je l'ai bazardé à Cannes contre une Honda Civic coupé 16 valves flambant neuve, je n'en avais plus rien à f...
Le garage qui a accepté cette transaction a vendu la Traction a un marchand de glaces qui en a fait un engin promotionnel...

Là aussi, voyez la déchéance de l'engin, c'est pareil que si Serge Gainsbourg aurait dû faire des animations dans un super marché Casino devant 20 ménagères qui s'en tapent...
Alors, vous qui me lisez, ne m'écrivez pas pour m'encenser et me dire que cette Traction était géniale..., cela m'émeut mais aussi me fait sourire...
C'est si vieux...
Il y a plus de 25 ans de toutes ces conneries...
Objectivement parlant, la Franchouillerie et les Franchouillards n'en ont plus rien à branler de cette Traction.
La Franchouillerie, c'est la patrie du nougat, tout est nougat... et la traction aussi.
La Franchouillerie n'a rien à voir avec le Hot-Rodding américain, rien à voir avec l'épopée du Far-West, n'a rien en commun avec quoi que ce soit de l'Amérique, sauf des illusions, des rêves, des impressions, des tocades...
Les Franchouilles ne "connassent" l'Amérique que par des films Hollywoodiens...
C'est pour cela que les ceusses qui se déguisent en cow-boy pour conduire une américaine berline 4 portes avec un 6 en ligne, sont ridicules...
Les Américains ne sont pas si cons...
C'est tout cela la Franchouillerie : grotesque et compagnie...

Par contre, en France il y a du génie, les grandes Françaises d'avant-guerre, Delage, Bugatti, Delahaye et autres Bucciali, Grégoire, Panhard..., les grands carrossiers d'avant-guerre dont certains sont au Panthéon pour avoir créé des oeuvres d'art... comme Saoutchick, Figoni..., l'automobile en elle-même est Française avec De Dion Bouton...
Citröen aussi est une automobile géniale, inventive, radicalement différente, avec sans nul doute la 2CV au pinacle de l'inventivité, la DS aussi quoique trop complexe et fragile..., mais pas "customizée"...
Donc, faire d'une Traction avant, un Hot-Rod... était une création contre nature...
J'ai essayé, je l'ai fait...
J'en suis fier, je ne regrette rien, je l'ai aimée...
Puis j'en ai été dégouté !
Notez, qu'avec le temps, passant, beaucoup d'américains m'ont copié en ré-inventant des Hot-Rods traction-avant sur base Cord par exemple..., Boydd Coddington a même créé un Hot-Rod avec un moteur arrière !
Dès-lors, je ne sais plus vraiment si j'ai été innovant, génial, ou iconoclaste...
Je ne sais, je m'en f....
J'assume tout...

Tout ceci écrit, la Traction Hi-Boy roulait comme une Traction-avant Citröen, c'est à dire que c'était un vieux bazar avec son moteur d'origine et sa boite à grincements..., vitesse maxi 85km/h, aucun confort...
J'aurais du mettre un Saint-Christophe sur le tableau de bord et aller en pélerinage à Lourdes..., sans doute qu'elle aurait été bénie des dieux !
Un Hot-Rod, c'est pas ça, c'est plutôt comme le Prowler qui est très fun à conduire...
Rationnellement, on peut acheter un Prowler aux USA à partir de 30.000 US$, soit 20.000 euros, peut-être pas en très bel état (là c'est le double), mais c'est quand même moins coûteux que d'acheter une Traction-avant Citröen et de la modifier en Hot-Rod Roadster !!!
Copiez-collez cet article, diffusez-le, j'assume..., si, si..., faites-le..., que les ceusses qui liront sachent que "quoi et qu'est-ce ?" ne s'écrit pas "Koi & Kaisse !"...., de plus ce sera un peu comme partie de ma future biographie, une sorte de testament moral envers "ceusses" que j'ai aimé..., mais qui en retour m'ont chié dessus... et continuent encore à le faire en me bannissant de divers sites de Custom's et Hot-Rod's..., un comble !...
Démonstration par l'absurde que ce milieu est merdique à cause de certains imbéciles qui roulent des mécaniques...
Amicalement
Patrice De Bruyne (Quelqu'un)

www.GatsbyOnline.com
www.ChromesFlammes.com
www.LesAutomobilesExtraordinaires.com
www.CollectionCar.com
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Une page d'histoire
On peut être d'accord ou pas d'accord, mais merci pour ce -long- article qui éclaire une période automobile
Michel, Toulouse, "Est possédé - à nouveau- par une Rosengart LR539".
"Je ne suis pas un ancien de 82 ans... Je suis un jeune de 20 ans, avec 62 années d'expérience et j'ai abandonné l'idée d'être pris au sérieux. Les années n'apportent pas la sagesse, juste la vieillesse."
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Ayo !
Oui, article très intéressant, nostalgie d'une époque, d'une certaine ambiance ... Ce serait intéressant de retrouver Hi-Boy Traction, au moins il annonçait la couleur ...
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Gérard (Bruxelles) https://passiontraction.be/gege
Le savoir est la seule matière qui s'accroît quand on la partage (Socrate)
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Salut
Merci patrice pour cette série de pages.
Je n'ai jamais eu la chance de croiser le Hi-boy. Mais c'est grêce à un cab cassoulet que la passion des tractions m'est venue. Je collectionne beaucoup d'articles sur le traction et j'ai fait à peu près le plein de la littérature voiture de collection. Je recherche depuis pas mal de temps à retrouver les articles parus sur la Hi-boy mais il n'est pas facile de trouver les date de parution (J'en ai maintenant quelques unes grâce aux scans du topic).
J'ai moins suivi ta période custom (j'ai toujours préféré les TVR au tricycle à moteur jag), mais j'ai à coté de ma collection complète de Citroën revue la totalité des numéros de calandres et j'en ai gardé une certaine idée de l'automobile.

Olivier Cab artisanal 7C 36, 11 BL 54, 2cv4 74 et C5 tourer 09 Vidauban (83)
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Salut
Merci patrice pour cette série de pages.
Je n'ai jamais eu la chance de croiser le Hi-boy. Mais c'est grêce à un cab cassoulet que la passion des tractions m'est venue. Je collectionne beaucoup d'articles sur le traction et j'ai fait à peu près le plein de la littérature voiture de collection. Je recherche depuis pas mal de temps à retrouver les articles parus sur la Hi-boy mais il n'est pas facile de trouver les date de parution (J'en ai maintenant quelques unes grâce aux scans du topic).
J'ai moins suivi ta période custom (j'ai toujours préféré les TVR au tricycle à moteur jag), mais j'ai à coté de ma collection complète de Citroën revue la totalité des numéros de calandres et j'en ai gardé une certaine idée de l'automobile.
Ciao Olivier!
Ça fait plaisir de te lire... 
Je t'attends à Rome! 
Christoph - 71 ans - Saint Hilaire d'Ozilhan (Gard) et Rome (caput mundi) - 11 B 1951
Finalement, finalement, il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adulte (J.Brel)
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Ca me rappelle des bons souvenirs, à l'époque étant encore au lycée, j'achetais toutes les revues parlant de près ou de loin de la traction, faute de pouvoir m'en payer une vraie.
Ce numéro de Chromes et Flammes je l'ai toujours gardé, il doit traîner au fond d'un placard parmis d'autres revues dont une présentant la photo de la nouvelle DX CITROEN qui fut baptisée XM.
Jean-Charles 55 ans
11BL 1952 et 2CV 1960 Romans Drôme
Les espèces en voie de disparition me préoccupent beaucoup, en particulier celles de mon compte en banque.
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Remarque peut-etre anachronique, mais ces images me rappellent vraiment ma période ZZ top !
http://www.weblo.com/asset_image/455102/55405/ZZ_Top/
C'était vraiment trop géant. Les voir en concert avec barbes, voiture et guitares avec moumout ! Trip d'enfer !
Olivier - 11 BL 1954 - Toulouse -
https://photos.app.goo.gl/VWKMWc1KsyhgMi1C8
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Salut
Alors si vous faites du tri dans vos revues. Je recherche les chromes et flammes. J'ai les customania et les nitro et rassurez vous, ma traction est dans sa configuration d'époque et je n'ai pas prévu d'élargir les ailes d'une dizaine de centimètres. J'ai vu cette traction qui a eu les honneurs d'un article à l'époque custom il y a quelques années au musée d'Orgon. Elle était toujours dans l'état.

Olivier Cab artisanal 7C 36, 11 BL 54, 2cv4 74 et C5 tourer 09 Vidauban (83)
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Salut
Alors si vous faites du tri dans vos revues. Je recherche les chromes et flammes. J'ai les customania et les nitro et rassurez vous, ma traction est dans sa configuration d'époque et je n'ai pas prévu d'élargir les ailes d'une dizaine de centimètres. J'ai vu cette traction qui a eu les honneurs d'un article à l'époque custom il y a quelques années au musée d'Orgon. Elle était toujours dans l'état.
Tu es ou dans le 83 ???
11 B de 51,11A1936 ,2CV4...
https://www.facebook.com/RackkamobilesLeBlog/
NOUVEAU SITE INTERNET EN COUR DE CONSTRUCTION
www.rackkatrac.com
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trac83 a écrit :Salut
Alors si vous faites du tri dans vos revues. Je recherche les chromes et flammes. J'ai les customania et les nitro et rassurez vous, ma traction est dans sa configuration d'époque et je n'ai pas prévu d'élargir les ailes d'une dizaine de centimètres. J'ai vu cette traction qui a eu les honneurs d'un article à l'époque custom il y a quelques années au musée d'Orgon. Elle était toujours dans l'état.
Tu es ou dans le 83 ???
Eléve Rackka, vous ne suivez pas ce Forum de manière adéquate (comme d'ailleurs un certain perfectionniste belge, que je ne nommerais pas , mais que tous auront reconnu...
).
Relisez le sujet "Route de nuit". Vous noterez sur la première page une belle photo au centre de laquelle il y a Trac83. Alors, mon cher élève, vous pourrez vous rendre compte que le dit Trac83 habite à Vidauban. Et que Vidauban, c'est à deux pas de chez toi, saperilpopette!!! 
Christoph - 71 ans - Saint Hilaire d'Ozilhan (Gard) et Rome (caput mundi) - 11 B 1951
Finalement, finalement, il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adulte (J.Brel)
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Ayo !
Maître Christoph,
j'implore encore à genoux votre clémence ... Je connais déjà par coeur 2685 sujets sur les 5709 que compte le forum, je bosse depuis 39h24min12s, mais je coince sur certains noms des 11737 membres (et il y a de nouvelles inscriptions presque chaque minute) ... Comment retenir glassquysnx ou brurbCesFum ? Je crains fort de ne pouvoir être prêt pour votre examen oral de ce lundi ... Je vous signale néanmoins que je ferai une pose dans 5h33min pour regarder le GP de F1 de Corée du sud .
Merci de votre compréhension
Veuillez agréer, Maître, l'expression de mes sentiments les plus dévoués.
Elève Gégé
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Gérard (Bruxelles) https://passiontraction.be/gege
Le savoir est la seule matière qui s'accroît quand on la partage (Socrate)
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Bravo élève Van Goolen! Je vois que vous vous améliorez de jour en jour, avec la juste humilité! Allez. je vous autorise à voir le Grand Prix de Corée du Sud (en plus avec la piste mouillée!)... 
Christoph - 71 ans - Saint Hilaire d'Ozilhan (Gard) et Rome (caput mundi) - 11 B 1951
Finalement, finalement, il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adulte (J.Brel)
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Et avec beaucoup de retard pour voir le GP !!!
Il pleut sur la Corée, comme il pleut sur Toulouse
Quelle est cette langueur .....................
Michel, Toulouse, "Est possédé - à nouveau- par une Rosengart LR539".
"Je ne suis pas un ancien de 82 ans... Je suis un jeune de 20 ans, avec 62 années d'expérience et j'ai abandonné l'idée d'être pris au sérieux. Les années n'apportent pas la sagesse, juste la vieillesse."
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Et avec beaucoup de retard pour voir le GP !!!
Il pleut sur la Corée, comme il pleut sur Toulouse
Quelle est cette langueur .....................
Il y a un Grand Prix à Toulouse??? 
"O bruit doux
de la pluie
parterre et
sur les toits
Pour un coeur
qui s'ennuie
ô, le bruit
de la pluie"
(Baudelaire)
Christoph - 71 ans - Saint Hilaire d'Ozilhan (Gard) et Rome (caput mundi) - 11 B 1951
Finalement, finalement, il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adulte (J.Brel)
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ô le CHANT de la pluie, Christoph !!!
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
0 bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s'ennuie
0 le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui écœure.
Quoi ! nulle trahison ? ...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine!
(Ariettes oubliées)
Michel, Toulouse, "Est possédé - à nouveau- par une Rosengart LR539".
"Je ne suis pas un ancien de 82 ans... Je suis un jeune de 20 ans, avec 62 années d'expérience et j'ai abandonné l'idée d'être pris au sérieux. Les années n'apportent pas la sagesse, juste la vieillesse."
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